Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré : (ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad ; wa ttaqou l-Laha ‘inna l-Laha khabiroun bima ta^maloun)
Je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah, Lui Qui dit dans la révélation explicite :
(wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm ; ‘inna s-sam^a wa l-basara wa l-fou’ada koullou ‘oula’ika
kana ^anhou mas’oula)
Mes frères de foi, Abou Dawoud a rapporté le récit de l’homme qui avait une blessure à la tête et qui s’est retrouvé jounoub une nuit froide. Il a demandé le jugement selon la Loi à ceux qui étaient avec lui mais qui n’étaient pas aptes à être interrogés. Ils lui ont dit : Fais le ghousl. Il s’est lavé et en est mort. On apprit la nouvelle au Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam qui dit alors : (qatalouhou qatalahoumou l-Lahou ; ‘alla sa’alou ‘idh lam ya^lamou ; fa’innama chifa’ou l-^iyyi ssou’al)
(‘innama kana yakfihi ‘an yatayammama wa ya^siba ^ala jourhihi khirqatan thoumma yamsahou ^alayha wa yaghsilou sa’ira jaçadihi)
ce qui signifie : « Il lui aurait suffi de faire le tayammoum, de mettre un pansement sur sa
blessure, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps ».
La parole de Allah : (wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm) signifie : Ne parle pas sans science car c’est un des grands péchés de la langue de donner un avis de jurisprudence sans science. Il a été validé et authentifié du Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam qu’il a été interrogé sur quelque chose et qu’il a répondu : (la ‘adri) ce qui signifie : « Je ne sais pas ». Puis il a interrogé Jibril qui a dit : (la ‘adri ‘as’alou Rabba l-^izzah)
ce qui signifie : « Je ne sais pas, je demande à Allah ». Il a interrogé Allah ta^ala Qui lui a fait
connaître la réponse à cette question. Il est ensuite allé au Prophète salla Allahou ^alayhi wa sallam et lui a dit ce que son Seigneur lui avait enseigné. La question portait sur le meilleur des lieux et le pire des lieux sur terre. Jibril a répondu : (khayrou l-biladi l-maçajid). Dans une autre version, il a répondu : (khayrou l-biqa^i l-maçajidou wa charrou l-biqa^i l-‘aswaq)
ce qui signifie : « Les meilleures des lieux sont les mosquées et les pires sont les marchés ».
Le Prophète salla Allahou ^alayhi wa sallam a dit : (man ‘afta bighayri ^ilmin la^anat-hou mala’ikatou s-sama’i wa l-‘ard) ce qui signifie : « Celui qui donne un avis sans science, les anges du ciel et de la terre le maudissent ».
Il a dit aussi : (man ‘afta bighayri ^ilmin fa^alayhi la^natou l-Lahi wa l-mala’ikati wa n-naci ‘ajma^in) ce qui signifie : « Celui qui donne un avis sans science, Allah le maudit, ainsi que les anges et tous les gens ».
Combien, combien de personnes causent la perte à eux-mêmes et mènent d’autres qu’eux à leur
perte à cause d’un avis émis par eux sans science. A cause d’avis auxquels Allah n’a donné aucune valeur.
Par conséquent, mon frère musulman, si tu es interrogé sur une question au sujet de laquelle tu n’as pas reçu de transmission authentifiée, que tu n’as jamais entendue, réponds : Je ne sais pas. Souvienstoi de la parole de Allah ta^ala : (wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm).
Un compagnon a dit : (‘ajra’oukoum ^ala l-fatwa ‘ajra’oukoum ^ala n-nar)
^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée, lui et son père, a dit par ailleurs : (al-^ilmou thalathah : kitaboun natiq ; wa sounnatoun mouhkamah wa la ‘adri) ce qui signifie : « La science a trois sources : un Livre clair, une sounnah parfaite et « je ne sais pas ».
C’est pourquoi, si celui qui donne un avis de jurisprudence est moujtahid, il donne l’avis selon son propre ‘ijtihad. Mais s’il n’est pas moujtahid, il ne peut donner d’avis qu’en se basant sur l’avis de jurisprudence d’un Imam moujtahid dont l’avis est rapporté par un texte. Celui qui a été interrogé sur quelque chose dont il n’a pas la connaissance, qu’il n’oublie pas la parole « je ne sais pas ». Il est parvenu de Malik, que Allah l’agrée qu’on lui avait posé quarante-huit questions. Il avait répondu à six et avait dit pour le reste « je ne sais pas ».
Il a été rapporté que notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, avait été interrogé sur quelque chose et qu’il avait répondu alors : " (wa bardaha ^ala l-kabidi ‘an ‘ous’ala ^an chay’in la ^ilma li bihi fa’aqoula la ‘adri) ce qui signifie : « Quel soulagement de répondre « je ne sais pas » lorsqu’on m’interroge sur quelque chose dont je n’ai pas connaissance ». Si tel est l’état de celui qui a le plus de science parmi les compagnons, ^Aliyy que Allah l’agrée, que dire alors de quelqu’un d’autre que lui ?!
En effet, ceux qui entraînent les gens à faire ce qui peut les mener en enfer comptent parmi les plus graves épreuves qui soient arrivées à cette communauté. Leurs voix s’élèvent pour appeler au faux et à l’égarement, que Allah nous en préserve.
Ecoutez bien avec moi le hadith du Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam :
(naddara l-Lahou mra’an sami^a maqalati fawa^aha fa’addaha kama sami^aha ; faroubba mouballighin la fiqha ^indah)
Le Messager a fait une invocation dans son hadith à celui qui a appris son hadith et l’a transmis
exactement tel qu’il l’a entendu, sans déformation, pour qu’il ait un visage rayonnant c’est-à-dire un beau visage au jour du jugement, et qu’il soit sauf du tourment qui arrivera suite aux dangers du jour du jugement. En effet, le jour du jugement est le jour des dangers et des grandes difficultés. Il nous a fait comprendre par son hadith en disant : (faroubba mouballighin la fiqha
^indah) que certains de ceux qui entendent directement de lui sa parole n’en ont pas la compréhension, c’est-à-dire la capacité d’extraire les jugements à partir de son hadith. Leur part est seulement de rapporter ce qu’ils ont entendu, bien qu’ils comprennent la langue arabe éloquente. Qu’arrive-t-il donc à certains qui ont l’audace d’émettre des fatwa sans science ! Ils disent : (Eux sont des hommes et nous aussi, nous sommes des hommes) ! Ils visent par « eux » les moujtahid comme les quatre imams Ach-Chafi^iyy, Malik, Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal. La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah ; il n’est de préservation et de force que par Allah.
Il n’y a pas de doute, mes frères de foi, que la grande réussite est la récompense de qui suit le
Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam d’une manière complète et ne suit point les mauvais penchants de l’âme, les penchants qui mènent à l’interdit. Notre Chaykh Al-^Abdariyy a dit vrai lorsqu’il a dit : " (mani t-taba^a l-hawa hawa) ce qui signifie : « Celui qui suit les mauvais penchants de l’âme va chuter ».
Nous demandons à Allah d’être parmi ceux qui écoutent les paroles et qui mettent en pratique le meilleur de ce qu’ils entendent, certes Allah est sur toute chose tout puissant.
Ô Allah, nous Te demandons le pardon et la sauvegarde dans le bas monde et dans l’au-delà.
Nous demandons enfin à Allah, qu’Il nous accorde la réussite pour accomplir ce qu’Il agrée.
Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu'à vous.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire