samedi 20 octobre 2007

La bonne volonté pour faire le bien et les actes d'obéissance et pour satisfaire aux besoins des musulmans

Certes, l'Islam est une religion éminente. Allah nous a donné dans cette religion une Loi dans laquelle réside notre bien et notre réussite dans le bas-monde et dans l'au-delà. Allah agrée pour nous cette religion éminente qui est toute entière de bien et de perfection. C'est la religion de tous les prophètes et il y a dans cette religion la réussite et le bien, le succès pour les individus et les sociétés en toute époque et en tout lieu. Ainsi quoi qu'essayent les ennemis de l'Islam pour susciter des doutes, ils ne font que les susciter contre eux, et bien qu'ils essaient de porter atteinte ou de ruser contre cette religion et contre ceux qui suivent cette religion, malgré leurs tentatives de propager de fausses rumeurs et des calomnies, il n'y a pas de doute qu'ils restent dans l'égarement, incapables de trouver dans la religion de Allah un seul défaut ou une seule imperfection.
Allah a incité Ses esclaves croyants dans le Qour'an honoré à faire preuve de bonne volonté pour oeuvrer en bien et faire les actes d'obéissance, et à s'empresser de les faire. A ce sujet, il y a la parole de Allah [sourat 'Ali ^Imran / 133] ce qui signifie : "Empressez-vous de rechercher le pardon de votre Seigneur, pour un paradis dont la largeur fait l'étendue des cieux et de la terre et qui a été préparé pour ceux qui font preuve de piété", ainsi que Sa parole soubhanah [sourat Al-Mouzammil / 20] ce qui signifie : "Ce que vous présenterez pour vous en bien, vous le retrouverez au jour du jour du jugement, et mieux encore, avec une plus grande récompense", et Sa parole ^azza wa jall [sourat Al-Hajj / 77] ce qui signifie : "Faites le bien, puissiez-vous avoir la réussite".

De même, le Prophète a incité sa communauté à faire le bien à être rapide à l'accomplir afin que ces biens soient une provision pour la résidence de l'au-delà. Ainsi il a dit [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : "Empressez-vous pour les œuvres de vertu parce qu'il viendra des dissensions semblables à des pans de nuits obscures pendant lesquelles l'homme sera au matin croyant et parviendra au soir mécréant et il sera au soir croyant et il parviendra au matin mécréant, il vendra sa religion pour quelque chose de ce bas-monde".

Le Messager a accordé une grande importance à l'organisation des relations sociales entre les musulmans, pour renforcer les liens de la société islamique pour que cette société soit forte grâce à ses individus, telle des pierres cohérentes qui se soutiennent les unes les autres, et pour que l'amour, la solidarité, l'entraide, la coopération, la fraternité et la miséricorde lient ses individus.

Parmi les choses que le Messager de Allah a incité sa communauté de faire, auxquelles il a encouragé et en lesquelles réside un appel à une solidarité sociale qui entraîne l'amour, il y a le maintien des liens avec ses proches parents et la visite du malade musulman. Ainsi il a dit [rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : "Pas un homme qui rende visite à un malade le soir sans que sortent avec lui soixante-dix mille anges qui demandent le pardon pour lui jusqu'au matin et sans qu'il ait un jardin au paradis et nul qui sorte au matin, sans que sortent avec lui soixante-dix mille anges qui demandent le pardon pour lui jusqu'au soir et sans qu'il ait un jardin au paradis". Ainsi ce jardin que Allah donne à ce musulman au paradis vaut mieux que le bas-monde et tout ce qu'il contient. En effet, il n'y a pas un arbre au paradis sans que son tronc ne soit en or. Or les fruits des arbres au paradis ne sont pas clôturés ni interdits, pour l'éternité.

Le Prophète éminent a incité sa communauté également à œuvrer dans les œuvres de bien et les actes de vertu et à satisfaire aux besoins des musulmans, ces besoins dans lesquels il y a du bien et un renforcement de la société, de la solidarité sociale, de l'amour et de la fraternité entre les individus musulmans, quelles que soient leurs couleurs ou leurs langues. Voilà ceux que l'Islam a réunis et que Allah a rendu frères dans cette religion. Il a fait que le plus honorable d'entre eux, c'est celui qui fait le plus preuve de piété et c'est celui d'entre eux qui est le plus fort à faire les actes de bien et d'obéissance. Il les a incités à corriger les différends qui peuvent se produire entre eux, ainsi Il dit [sourat Al-Houjourat / 10] ce qui signifie : "Certes, les croyants sont des frères, alors réparez ce qu'il y a entre vos frères et craignez Allah, peut-être vous accordera-t-Il Sa miséricorde".

Le Prophète a dit en incitant sa communauté à faire le bien et à satisfaire aux besoins des musulmans [rapporté par l'accord des Traditionalistes] ce qui signifie : "Le musulman est le frère du musulman, il ne fait pas preuve d'injustice à son égard ; celui qui satisfait aux besoins de son frère, Allah satisfait à son besoin, et celui qui sauve un musulman d'une difficulté, Allah le sauve d'une des difficultés du jour du jugement ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas au jour du jugement".

vendredi 19 octobre 2007

Exposé de la façon de prendre la science de la religion



Sache qu'il est un devoir pour toute personne responsable d'apprendre une part de la science de la religion qu'aucune personne responsable (moukallaf) ne peut se dispenser d'apprendre. Cette part se classe en science de la croyance et en science des lois.

Parmi les choses qu'il est un devoir pour la personne responsable de connaître et de croire parmi les choses de la croyance, il y a :

La foi en Allah et en ce qui est venu de la part de Allah et la foi en le Messager de Allah et en ce qui est venu du Messager de Allah. C'est par exemple la connaissance des deux témoignages et des attributs de Allah qu'il est obligatoire de connaître, la connaissance que Allah est exempt ta^ala de ce qui ne convient pas à Sa dignité et ce qui est du même ordre. C'est porter foi au Messager de Allah Mouhammad en tout ce qu'il a transmis de la part de Allah, que ce soit les nouvelles de ceux qui nous ont précédés ou les choses qui auront lieu entre la mort et la résurrection ou au jour du jugement, ou concernant l'autorisation ou l'interdiction des choses et ce qui est semblable à cela, ainsi que la connaissance des choses qui font sortir de l'Islam, par exemple les sortes de mécréances et comment s'en garder. Parmi ce qu'il est un devoir de connaître en matière de lois, il y a la connaissance des lois de la prière comme conditions de validité, piliers et causes d'annulation, la connaissance de la purification et des choses de ce genre.

Ces choses-là ne se prennent pas par la lecture des livres, car il se peut qu'il y ait dans ces livres que les gens lisent des insinuations tendancieuses et des calomnies à l'encontre de la religion. Il se peut également que les gens en comprennent quelque chose qui contredit ce qu'elle était chez les gens du Salaf ou du Khalaf qui l'ont transmise de la communauté, chaque génération transmettant de la génération précédente, ce qui conduirait donc à une adoration corrompue. Il se peut encore que les gens tombent dans l'assimilation de Allah à Ses créatures, qu'ils Lui donnent des équivalents, qu'ils tombent dans la mécréance et l'égarement. Concernant tout cela, ce n'est pas la voie d'apprentissage que les gens du Salaf et du Khalaf ont empruntée. Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy, un des plus grands spécialistes de la transmission du hadith a dit : « La science ne se prend que de la bouche des savants (al-^oulama') ».

Il est par conséquent indispensable de faire l'apprentissage des choses de la religion auprès d'un connaisseur fiable qui a pris lui-même d'une personne fiable et ainsi de suite jusqu'aux compagnons. Certains gens du Salaf ont dit : « Celui qui prend le hadith des livres on l'appelle "bouquineur" (sahafiyy) et celui qui prend le Qour'an du Moushaf on l'appelle "coraniste" (mous-hafiyy) et on ne l'appelle pas récitant (qari') ». Et le Messager de Allah a dit :
[rapporté par Al-Boukhariyy dans son Sahih : livre la science : chapitre la science avant la parole et les actes] ce qui signifie : « Celui à qui Allah prédestine le bien, Il fait qu'il approfondit sa science de la religion, la science ne vient que par l'apprentissage et la science des lois par la transmission orale des sciences des lois ».

Mouslim a rapporté dans son sahih, Introduction, démonstration que la transmission par chaîne de transmission orale fait partie de la religion, que l'on ne retient les versions que des gens fiables, que dire du mal des rapporteurs par ce qui est véritablement en eux est licite et que c'est de surcroît un devoir, ceci ne constitue pas une médisance interdite et encore moins un détournement de la sainte Chari^ah. Il a donc rapporté de Ibnou Sirin qu'il a dit : « Certes cette science est la science de la religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion. »

Si l'on entend d'un savant une parole divergeant de la religion, il incombe donc à celui qui l'a entendue de l'avertir au sujet de son erreur s'il a l'assurance que cela ne va pas entraîner un mal supérieur. Et certes Allah ta^ala dit [sourat 'Ali ^Imran / 110] ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté qui ait été amenée à émerger pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous croyez en Allah ».

Allah tabaraka wa ta^ala a donc fait l'éloge de la communauté de Mouhammad par cette caractéristique. Ainsi, le savant, le pieux, celui qui conseille les gens, celui qui aime sa religion, qui a des scrupules et qui craint Allah, s'il se trompe et qu'on lui montre son erreur même devant les gens en assemblée, il revient sur son erreur et en donne l'explication aux gens.

Sa^id Ibnou Mansour [1] a rapporté ainsi que Al-Bayhaqiyy [2] de Ach-Chou^biyy qu'il a dit : « ^Oumar Ibnou l-Khattab faisait un discours, il a donc loué Allah ta^ala et fait Son éloge et il a dit : « N'exagérez pas concernant la dot des femmes ! Et certes on ne me rapportera pas que quelqu'un a versé davantage que ce que le Messager de Allah a versé ou plus que ce qu'on lui a versé, sans que je remette ce qui excédera au Trésor des musulmans ». Puis il est descendu mais une femme de Qouraych se présenta à lui et lui dit : « Ô Emir des Croyants, est-on plus en droit de suivre le Livre de Allah ou ta parole ? » Il a dit : « Bien sûr le Livre de Allah ta^ala, qu'est-ce que ceci ? » Elle dit : « Tout à l'heure, tu as interdit aux gens de surenchérir concernant la dot des femmes, or Allah ta^ala dit dans son Livre [sourat An-Niça' / 20] ce qui signifie : « Et si vous avez donné à l'une d'elle un quintal, alors n'en reprenez rien ».
^Oumar a dit : « Chacun est plus versé dans la science des lois que ^Oumar » -deux ou trois fois- puis il est retourné sur le minbar et a dit aux gens : « Certes je vous interdisais d'exagérer concernant la dot des femmes, eh bien que l'homme fasse avec son bien ce que bon lui semble » fin de citation.
[1] Sounan de Sa^id Ibnou Mansour : livre du mariage : chapitre ce qui a été transmis concernant la dot.
[2] Sounan de Al-Bayhaqiyy : livre de la dot : il n'y a pas de temps pour la dot qu'elle soit importante ou faible

"Al-Mawlid" La commémoration de la naissance honorée


La louange est à Allah Celui Qui nous a fait la grâce de l'apparition du maître de l'humanité, la fierté de Rabi^ah et de Moudar et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté soient accordées à notre maître Mouhammad, celui pour lequel la lune s'est fendue, celui que la pierre a salué et à l'appel duquel l'arbre s'est déplacé.
Que Allah magnifie le degré du rang de Mouhammad et qu'Il lui accorde un mérite élevé.

قال الله تعالى :
« إِنَّ اللهَ وَمَلائِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا (56) »
سورة الأحزاب [33]

Dans le Livre exempt de contradiction, Il dit à Sa création ce qui signifie : « .... Invoquez Allah et demandez qu'Il l'élève encore davantage en degré ».


En ces jours revient à nous un heureux souvenir, le souvenir de la naissance du Bien-aimé de Allah, la meilleure des créatures, notre maître Mouhammad
Quelle occasion éminente que les musulmans fêtent dans les orients de la Terre et ses occidents, par remerciement envers Allah ta^ala pour avoir fait apparaître notre maître Mouhammad à ce bas-monde.

La célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète compte parmi les bonnes innovations. Cette pratique n'existait pas à l'époque du Prophète ni à l'époque qui l'a suivie. Mais elle fut innovée aux débuts du septième siècle de l'hégire. Le premier à l'avoir innovée fut le roi de 'Irbil. Il était savant, pieux, courageux et il est surnommé Al-Moudhaffar. Il réunit pour cela beaucoup de savants, parmi lesquels il y avait des gens du Hadith et des soufis véridiques. Les savants des orients de la terre et de ses occidents l'ont approuvé. Il y a parmi eux le Hafidh 'Ahmad Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy et son élève le Hafidh As-Sakhawiyy ainsi que le Hafidh As-Souyoutiyy et d'autres encore.

Le Hafidh As-Sakhawiyy a cité dans son livre Al-Fatawa que la commémoration du Mawlid a été innovée après les trois premiers siècles. Par la suite, les gens de l'Islam dans les grandes villes des différents pays n'ont pas cessé de commémorer le Mawlid, de donner les différentes sortes d'aumônes durant ses nuits, et de s'appliquer à la lecture de l'histoire de sa noble naissance, et tous les mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses bénédictions.

Le Hafidh As-Souyoutiyy [Al-Hawi li l-Fatawa, 1/189-197] a une lettre qu'il a appelée Housnou l-Maqsad fi ^Amali l-Mawlid Le bon objectif dans l'accomplissement du Mawlid, il a dit ce qui signifie : « La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabi^ou l-'Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l'Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ? La réponse d'après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l'origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu'il est possible de réciter du Qour'an, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l'histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu'ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela, ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce, pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète , et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance. Le premier à l'innover fut le gouverneur de 'Irbil, le roi Al-Moudhaffar Abou Sa^id Koukabri Ibnou Zayni d-Din ^Aliyy Ibnou Baktakin qui était l'un des rois glorieux et des grands généreux et il a laissé de bonnes traces et c'est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffariyy au pied de la montagne de Qasiyoun ». Fin de citation.

Ibnou Kathir [Al-Bidayah wa n-Nihayah, 3/136] a dit dans son livre d'histoire : « Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi^ou l-'Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu'Il honore pour lui sa demeure dans l'au-delà. Il a dit : le chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu'il a intitulé : At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir ; il l'a récompensé pour cela de mille dinars. L'époque de son règne s'est prolongée jusqu'à ce qu'il meurt alors qu'il faisait le siège des croisés dans la ville de ^Akka en l'an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur ». Fin de citation.

Le descendant de Ibnou l-Jawziyy cite dans Mir'atou z-Zaman que les notables parmi les savants et les soufis [Al-Hawi li l-Fatawa, 1/190] assistaient à la fête chez lui à l'occasion du Mawlid.

Ibnou Khillikan [Wafayatou l-'A^yan, 3/449] a dit dans la biographie du Hafidh Ibnou Dahyah : « Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Cham et de l'Irak. Il est passé par 'Irbil en l'an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d-Din Ibnou Zayni d-Din attachant une attention particulière au Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir et il le lui a récité personnellement. Le roi l'a récompensé de mille dinars ». Fin de citation.

As-Souyoutiyy a dit : « L'Imam des Hafidh, Abou l-Fadl 'Ahmad Ibnou Hajar a trouvé à la commémoration du Mawlid, une origine – des arguments en sa faveur – à partir de la Sounnah et je lui ai trouvé moi-même une deuxième origine... » Fin de citation.

A partir de cela, il est devenu clair que la commémoration de la naissance du Prophète (Mawlid) est une bonne innovation ; il n'y a donc pas à la blâmer sous aucun rapport. Bien au contraire, elle est digne d'être nommée une bonne tradition (sounnah haçanah) parce qu'elle fait partie des choses englobées par la parole du Messager de Allah :
(( من سنّ في الإسلام سنّة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها بعده من غير أن ينقص من أجورهم شىء ))

(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha ba^dahou min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’)

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne sounnah en aura la récompense et une récompense chaque fois que quelqu’un fera cet acte après lui, sans qu’il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses » [rapporté par Mouslim].

(Celui qui instaure dans l'Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés).

Même si ce hadith a été énoncé dans une circonstance précise qui est la suivante : un groupe de gens, qui ont été réduits à la misère, sont venus au Messager de Allah, habillés de vêtements rayés, déchirés par leur milieu. Le Messager ordonna qu'on leur fasse l'aumône. Il s'est alors amassé pour eux beaucoup de bien. Le Messager de Allah se réjouit de cela et dit :

(( من سنّ في الإسلام سنّة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها بعده من غير أن ينقص من أجورهم شىء ))

En effet, ce qui est pris en compte, c'est la généralité du terme et non le caractère spécifique de la circonstance pour laquelle le hadith a été énoncé, comme cela est établi chez les savants spécialistes de la science des fondements (al-'ousoul). Celui qui le nie refuse effectivement la vérité.

Les paroles de quelques Imams au sujet de la croyance enl'Unicité de Allah (At-Tawhid) et de Son Exemption de TouteRessemblance aux créatures.

Au nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim

Il y a dans les paroles suivantes, la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, concernant l'exemption de Allah du ressemblant (du comment) et de l'endroit. Elles constituent une réfutation de la croyance de ceux qui prétendent à tort être salafiyy - c'est-à-dire suivre les gens des trois premiers siècles de l'Hégire - .

Elles constituent un éclaircissement de la croyance des musulmans 'Ach^ariyy et Matouridiyy, qui est la croyance des compagnons et de ceux qui les ont suivis correctement qu'ils fassent partie des prédécesseurs - les gens du Salaf - ou des successeurs - les gens du Khalaf - .
Que l'on prenne garde aux perturbateurs qui sont poussés et enrôlés par les assimilationnistes - les mouchabbih -, par ceux qui attribuent à Allah le corps - les moujassim – et qui renient l'invocation de Allah par les êtres de vertu - le tawassoul - .
Que l'on prenne garde également aux nombreux ouvrages et livrets truffés d'égarements et de mensonges en contradiction avec la croyance des musulmans. Et ne soyons pas trompés par la décoration de ces livrets avec des couleurs vives et éclatantes car ils mènent à leur perte, ceux qui n'ont pas appris la science de la religion, par ce qu'ils contiennent comme égarements de leurs auteurs, eux qui attribuent à Allah les caractéristiques des corps et qui renient le tawassoul.

Notre maître Abou Bakr As-Siddiq (décédé en l'an 13 de l'Hégire),a dit :Ce qui signifie : « Reconnaître son incapacité à connaître Allah dans Sa réalité est en soi une connaissance Et chercher à atteindre Sa réalité est de la mécréance et de l'association ».

L'Imam ^Aliyy ibnou Abi Talib (décédé en l'an 40 de l'Hégire), a dit :Ce qui signifie : « Certes, Allah a crée le Trône -Al ^Arch - par manifestation de Sa puissance et ne Se l'est pas attribué comme endroit pour Lui-même ».

L'Imam Abou l-Haçan Al 'Ach^ariyy (260 – 324 H), que Allah l'agrée, a dit :Ce qui signifie : « La première chose qu'il est du devoir de l'esclave, c'est de connaître Allah - c'est-à-dire selon ce qui est digne de Lui -, Son Messager et la religion qu'Il agrée ».

Et il a dit aussi dans le livre An-Nawadir :Ce qui signifie : « Celui qui a cru que Allah est un corps, il ne connaît pas son Seigneur et certes, il est mécréant en Allah ».

Le Chaykh ^Abdou l-Wahid ibnou ^Achir Al 'Ansariyy Al 'Ach^ariyy Al Malikiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ce qui signifie : « Le premier des devoirs pour celui qui est responsable, capable de raisonner, c'est de connaître Allah et les Messagers ainsi que les attributs à propos desquels Il a donné des preuves ».

Et il a dit également : Ce qui signifie : « Il est obligatoire [selon la raison] s'agissant de Allah l'existence, l'exemption de début de même que l'exemption de fin, le non-besoin absolu, son exemption de toute ressemblance avec Ses créatures, sans pareil. L'unicité de par Lui-même, de par les attributs et les actes, une puissance, une volonté, une science et une vie,une ouïe, une parole, une vue Lui sont obligatoires ».

L'Imam Abou Hamid Al Ghazaliyy (450 – 505 H), que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Ce qui signifie : « L'adoration n'est valable qu'après avoir connu Celui Qui est adoré - c'est-à-dire selon ce qui est digne de Lui ».

Et il a dit également : Ce qui signifie : « Rien n'est tel que Lui et Lui n'est pareil à rien. Il n'est pas limité par la quantité, Il n'est pas contenu dans les limites, les directions ne L'englobent pas, les terres et les cieux ne le contiennent pas ».

L'Imam Ach-Chafi^iyy (150 - 204 H), que Allah l'agrée, a dit :
Ce qui signifie : « Celui qui cherche à connaître son Créateur et qui est parvenu à un être qu'il imagine par son imagination, celui-là est assimilationniste – mouchabbih – et celui qui en arrive à la négation totale, celui-là est athée, négationniste et celui qui est parvenu à l'existence d'un Etre et a reconnu son incapacité à atteindre Sa réalité, celui-là est croyant, qui a la croyance en l'unicité de Allah ».

L'Imam Abou Hanifah (80 – 150 H), que Allah l'agrée, a dit :Ce qui signifie : « Il est impossible que le Créateur ait une ressemblance avec ce qu'Il crée ».

L'Imam Dhou n-Noun Al Misriyy, (qui a reçu la science par transmission de l'Imam Malik dans le deuxième siècle de l'Hégire et qui est décédé en 245 H), que Allah l'agrée, a dit : Ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent ».

L'Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy - L'auteur du célèbre traité sur la croyance - (227 - 322 H), que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, alors certes il a commis de la mécréance. Celui qui a bien compris cela aura tiré une morale et se sera abstenu de dire des paroles similaires à celles des mécréants, il aura su que Allah avec Ses attributs n'est pas tel que les humains ».

L'Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy a également dit : Ce qui signifie : « Certes Allah est unique, Il n'a pas d'associé (c'est-à-dire qu'il s'agisse de Lui-même, de Ses attributs, de Ses actes) et rien n'est tel que Lui, rien ne Le rend incapable, et il n'y a pas d'autre dieu que Lui, Il est de toute éternité, exempt de début, Il est éternel, exempt de fin, Il n'est pas anéanti et Il ne meurt pas et n'a lieu que ce qu'Il veut, les imaginations ne parviennent pas à le concevoir, les esprits n'atteignent pas Sa réalité et Il n'a aucune ressemblance avec les gens ».

L'Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy dans son traité de la croyance page 9 a dit :Ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des extrémités, des organes, grands ou petits. Il n'est pas contenu dans les six directions comme le sont toutes les créatures ».

Le grand savant Mouhammad ibnou Mayyarah Al Malikiyy a dit dans le livre Ad-Dourrou th-Thamin wa l-Mawridou l-Ma^in, commentaire du livre Al-Mourchidou l-Mou^in ^ala d-Dourouriyyi min ^Ouloumi d-Din du Chaykh ^Abdi l-Wahid ibni ^Achir Al 'Ansariyy Al 'Ach^ariyy Al Malikiyy, que Allah leur fasse à tous deux miséricorde :Ce qui signifie : « Les gens de la vérité ont été unanimes dans leur totalité que Allah ta^ala n'a pas de direction, Il n'a donc ni haut, ni bas, ni droite, ni gauche, ni devant et ni derrière ».

L'Imam Al Jouwayniyy, dans le livre Al 'Irchad (419 - 478 H), a dit : ce qui signifie : "La voie des gens de la vérité dans leur totalité est que Allah, soubhanahou wa ta^ala, est exempt de la localisation et de la caractérisation par les directions".

L'Imam Al ^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam (m. en 660 H) - surnommé le Sultan des savants - a dit au sujet de Allah ^azza wa jall : ce qui signifie : "Il n'est pas un corps ayant une image, ni une partie indivisible d'un corps, limitée, ayant une quantité ; Il n'a aucune ressemblance avec quoi que ce soit et rien n'a de ressemblance avec Lui ; les directions ne L'englobent pas, ni les terres ni les cieux ne Le contiennent ; Il est de toute éternité avant de créer l'endroit, Il crée le temps et Il est maintenant tel qu'Il est de toute éternité."

samedi 22 septembre 2007

L'interrogatoire de l'homme au jour du jugement

Sache mon frère musulman et ma sœur musulmane que Allah ^azza wa jall ne nous a pas créés absurdement dans cette vie du bas-monde. Au contraire, Il nous a créés pour nous ordonner de L'adorer. Allah ta^ala nous a créé une raison et nous a donné des organes et des sens pour les utiliser dans Son obéissance et pour nous garder de Lui désobéir. Nous serons interrogés à leur sujet et nous aurons des comptes à rendre au jour du jugement, sur ce que nous avons présenté dans cette vie du bas-monde, conformément à ce qu'Il dit ^azza wa jall :

[sourat An-Nahl / 93] ce qui signifie : "Vous allez certes être interrogés au sujet de ce que vous faisiez".

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

[sourat Al-'Isra' / 36] ce qui signifie : "Ne suis pas ce au sujet de quoi tu n'as pas de science. Certes, l'âme, la vue et le cœur, sur tout cela l'homme sera interrogé".

Et le Prophète a dit ce qui signifie : "Au jour du jugement les pieds de l'esclave ne quitteront pas le lieu de l'exposition des actes avant qu'il ne soit interrogé au sujet de quatre choses : au sujet de sa vie, à quoi il l'a passée, au sujet de son corps, à quoi il l'a usé, au sujet de sa science, sur ce qu'il en a fait, au sujet de son bien, d'où il l'a acquis et dans quoi il l'a dépensé".

L'esclave sera interrogé au jour du jugement au sujet de son corps, à quoi il l'a usé. S'il l'a usé dans l'obéissance à Allah ^azza wa jall, il sera heureux et sauvé avec ceux qui seront sauvés, et s'il l'a usé dans les péchés et les interdits, il aura perdu. Allah tabaraka wa ta^ala dit :

[sourat An-Nour / 52] ce qui signifie : "Celui qui obéit à Allah et à Son Messager, qui craint Allah et fait preuve de piété, voilà qui seront les vainqueurs".

L'esclave au jour du jugement sera interrogé au sujet de sa science, sur ce qu'il en a fait. La signification, c'est que l'esclave sera interrogé à la station de l'exposition des actes, il lui sera dit : "As-tu appris ce que Allah a rendu obligatoire sur toi des choses de la religion ?" Ainsi le Messager de Allah a dit ce qui signifie : "Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman". Celui qui aura appris ce qui est obligatoire d'apprendre par obligation d'ordre personnel pour chaque personne responsable et qui aura agi selon ce qu'il a appris, celui-là sera heureux et sauvé. Quant à celui qui aura négligé et n'aura pas appris ce que Allah ta^ala a rendu obligatoire sur lui ou qui aura appris mais aura négligé d'œuvrer et n'aura donc pas œuvré selon ce qu'il a appris, celui-là aura perdu et ira à sa perte.

L'esclave sera interrogé à la station de l'exposition des actes au jour du jugement au sujet du bien qu'il a eu en sa possession dans la vie de ce bas-monde, d'où il l'a pris et en quoi il l'a dépensé. S'il l'a pris d'une voie licite et qu'il l'a dépensé dans des voies licites, dans lesquelles il n'y a pas d'interdiction, celui-là aura réussi, il sera heureux et aura gagné, il n'aura pas à être attristé pour cela. Quant à celui qui a amassé un bien d'une voie interdite et l'a dépensé dans des voies interdites ou s'il a rassemblé le bien d'une voie licite mais l'a dépensé dans des voies interdites, celui-là ira à sa perdition.

Alors bonheur à celui qui s'est rendu des comptes à lui-même et s'est préparé pour le jour de l'exposition des actes, qui a fait preuve de piété à l'égard de son Seigneur, Lui a obéi et a pris pour provision la piété et les actes d'obéissance pour le jour du jugement. Ainsi notre Maître ^Oumar Al-Farouq, que Allah l'agrée, a dit : "Rendez des comptes à vous-mêmes avant d'avoir à rendre des comptes". Puis il a dit, que Allah l'agrée : "Parez-vous pour la grande exposition". Et quelle belle parole que celle du poète qui a dit ce qui signifie : "Si tu as besoin de provision, tu n'en trouveras pas de meilleure que les bons actes". Sachez, que Allah vous accorde Sa miséricorde, qu'au sujet des riches, le plus souvent leur part de piété est faible et ce en raison de la quantité de biens qu'ils rassemblent à partir des voies interdites. Sachez aussi que les pieux, leur part de richesse en terme de biens est faible. Ainsi un homme a dit au Messager de Allah : "Certes je t'aime Ô Messager de Allah", alors le Messager lui a dit ce qui signifie : "Prête attention à ce que tu dis car la pauvreté est plus rapide à arriver chez celui qui m'aime que le ruisseau à parvenir à l'endroit où il se déverse".

lundi 17 septembre 2007

La naissance du Prophète éminent


La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad Al-‘Amin –l'Honnête– et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.
قال الله تعالى :
« مَّا كَانَ مُحَمَّدٌ أَبَا أَحَدٍ مِّن رِّجَالِكُمْ وَلَكِن رَّسُولَ اللهِ وَخَاتَمَ النَّبِيِّينَ وَكَانَ اللهُ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمًا (40) »
سورة الأحزاب [33]
(ma kana mouhammadoun aba ahadin mir-rijalikoum wa lakir-raçoula l-Lahi wa khatama n-nabiyyin ; wa kana l-Lahou bikoulli chay’in ^alima)
[sourat Al-'Ahzab / 40] ce qui signifie : « Mouhammad n'est le père d’aucun de vos hommes mais il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes, et Allah sait toutes choses ».
Allah ta^ala a envoyé notre maître Mouhammad et a fait de lui la meilleure de Ses créatures et la plus honorable selon Son jugement.
Il l'a honoré par rapport à toutes les créatures au point que soient apparus, lors de sa naissance, des signes qui indiquent l'éminence de ses bénédictions.
L'un des savants de ceux qui ont composé des ouvrages au sujet de sa naissance, a dit : « 'Aminah la fille de Wahb fut enceinte portant le messager de Allah l'après-midi du vendredi de la première nuit de Rajab. Lorsqu'elle fut enceinte de lui , on voyait les oiseaux qui voletaient autour d'elle par honneur pour celui qu'elle portait en son sein. Lorsqu'elle voulait puiser de l'eau d'un puit, l'eau montait jusqu'à elle par honneur et gloire pour le Messager de Allah .
Elle disait : J'entendais le tasbih des anges autour de moi et j'ai entendu quelqu'un dire : « Voici le maître des messagers ». Or j'ai vu dans le rêve un arbre qui portait des étoiles. Parmi elles, il y avait une étoile plus éclatante de lumière que toutes les autres. Quand je l'ai regardée et que je contemplais sa lumière et son scintillement, elle est tombée sur mes genoux. Et j'ai entendu une voix me dire : Voici le Prophète, le Maître des Messagers. Puis un ange est venu à moi et m'a annoncé : Tu es enceinte du meilleur des Messagers et du maître des croyants. Je me suis réveillée de mon sommeil et j'ai raconté ce que j'avais vu à mon époux. Il m'a dit : Allons voir Khalifah Ibnou ^Attab, il t'expliquera ce rêve. Nous sommes partis le voir et je lui ai raconté ce que j'avais vu. Il m'a dit : L'arbre est Ibrahim Al-Khalil, et les étoiles sont les Prophètes parmi ses descendants. Quant à l'étoile qui scintille et qui est plus lumineuse que toutes les autres, elle est le prophète qui apparaîtra dans cette époque, qui détruira les idoles et qui adorera le tout Miséricordieux. Et le fait que cette étoile soit tombée sur tes genoux signifie que tu vas accoucher de lui. Sa nouvelle se propagera de l'Orient à L'Occident.
^Abdou l-Lah est par la suite tombé malade et il est décédé à Médine, alors que 'Aminah était enceinte de six mois du Messager de Allah . Lorsqu'il est mort, les anges ont interrogé leur Seigneur, non pas par objection car les anges n'émettent jamais d'objection à Allah. Ils ont dit : Ô notre Seigneur, est-ce que Ton Prophète, qui est Ton bien-aimé sera donc orphelin ? Allah ta^ala dit : Je suis prioritaire pour le préserver, Je suis prioritaire sur sa mère et son père. C'est Moi Qui l’a créé et Qui lui accorderai sa subsistance, c'est Moi Qui le ferai grandir et Qui lui donnerai la victoire sur ses ennemis et Je peux tout. »
Lorsque 'Aminah fut enceinte du Messager de Allah , fut paru alors la clarté de sa conviction, et la lumière de Mouhammad se manifesta sur son visage. Chaque mois de sa grossesse venait à elle un prophète. Les prophètes lui annonçait la bonne nouvelle de la naissance du Messager de Allah . Elle a vu le premier mois notre maître 'Adam, ^alayhi s-salam, le deuxième mois notre maître Chith, le troisième mois, elle a vu notre maître Idris, le quatrième, notre maître Nouh, le cinquième, notre maître Houd, le sixième maître Ibrahim, le septième, notre maître Isma^il, au huitième mois, elle a vu notre maître Mouça et au neuvième mois, elle a vu notre maître ^Iça qui lui a annoncé la bonne nouvelle de la naissance de notre maître Mouhammad au cours de ce mois-là.
Lorsque le mois de rabi^ou l-'awwal eut commencé, la douzième nuit, c'était la nuit du lundi, une nuit éclairé qui, ^Abdou l-Mouttalib était sorti faire les tours autour de la Ka^bah avec ses fils. 'Aminah était restée seule dans la maison sans personne à ses côtés. ^Abdou l-Mouttalib avait refermé la porte sur elle de crainte que quelqu'un ne vienne à elle.
Elle a dit : Je suis restée là et j'ai entendu un bruit entre le ciel et la terre ; j'ai vu un ange immense qui portait trois drapeaux. Il a mis le premier sur l'Orient, le deuxième sur l'Occident et le troisième sur Al-Baytou l-Haram, la Ka^bah. 'Aminah a dit : Lorsque ce fut la nuit du douzième jour de Rabi^ou l-'awwal, j'ai su que celui qui était dans mon ventre voulait descendre. Je me suis mise à pleurer du fait de me retrouver seule dans la maison. C'est alors que j'ai vu quatre femmes de grande taille, comme si elles étaient des lunes radieuses. Elles embaumaient un parfum magnifique. 'Aminah a dit : Je n'ai pas ressenti ce que ressentent les femmes lors de l'accouchement. Je transpirais beaucoup comme du musc et, chose à laquelle je n'étais pas habituée auparavant, je me suis plaint de la soif. C'est alors qu'un ange m'a amené une gorgée d'eau dans un récipient d'argent. C'était une boisson plus douce que le miel, plus fraîche que la neige et d'une meilleure odeur que le musc. Je l'ai prise et je l'ai bue. C'est alors qu'une lumière m'a inondée. J'ai été étonnée et me suis mise à regarder à droite et à gauche. Tandis que j'étais assise, voici qu'un magnifique volatile blanc est venu et a passé ses ailes sur mon ventre en disant : Descends, ô Messager de Allah . Et le Créateur, Celui Qui sait les choses cachées et les choses apparents m'a aidée et j'ai accouché du Bien Aimé de Allah Mouhammad .
'Aminah a dit : Quand il sorti est sorti avec lui une lumière qui a éclairé de l'Orient à l'occident. Le Prophète est né avec du kouhl, il était oint, le cordon ombilical sectionné. Lorsqu'il est né, trois anges se sont précipités auprès de lui. L’un avait un récipient d'or, le deuxième une cruche d’or et le troisième une serviette de soie verte. Il l'ont lavé avec une eau parfumée.
'Aminah a dit : Lorsque j'ai accouché du Messager de Allah , je l’ai vu la tête levée vers le ciel, y dirigeant son doigt. Jibril l'a pris, les anges se sont envolés en le portant avec eux. Mika'il l'a enveloppé dans un drap blanc du paradis et l'a donné à Ridwan qui lui a donné à manger dans la bouche tout comme un oiseau donne à manger à son petit. Je le regardais, c'était comme s'il disait : Ajoute-moi. Et Ridwan lui disait : Cela te suffit, ô bien-aimé de Allah, il n'y a pas de science ni d'indulgence qui ait été accordée à un prophète sans que cela te soit accordé. Attache-toi alors à la voie de droiture. Celui qui suivra ce que tu dis et ta Loi sera rassemblé dans ton groupe. C'est alors que quelqu'un a dit : Tournez avec lui aux orients de la terre et à ses occidents, et faites-le passer aux endroits où sont nés les prophètes. Donnez-lui la sérénité de 'Adam, la connaissance de Chith, la douceur de Nouh, la proximité due à l’agrément accordée à Ibrahim, la satisfaction de Is-haq, l'éloquence de Isma^il, la sagesse de Louqman, la patience de 'Ayyoub, la belle voix de Dawoud, la force de Mouça, l'ascétisme de ^Iça, la compréhension de Soulayman, la médecine de Danyil, le respect qu'inspirait Ilyas, la préservation de Yahya, l'acceptation de Zakariyya, et enveloppez-le des caractères des prophètes et couvrez-le. Il est le bien-aimé du Seigneur des mondes, honneur aux genoux qui l'ont serré, honneur aux bras qui l'ont étreint, honneur aux bras qui l'ont pris et honneur à la maison qu'il a habitée. Les oiseaux ont dit : Nous nous chargerons de le nourrir. Les anges ont dit : Non, nous sommes prioritaires. Les fauves ont dit : Nous l'allaiterons. Allah a dit ce qui signifie : « Je suis prioritaire sur Mon prophète Mouhammad .
J'ai réservé que ne l'allaitera que Mon esclave Halimah.
Voici en résumé ce qui est arrivé lors de la naissance du Messager de Allah . Tout cela indique son degré élevé . Nous demandons à ce que Allah nous fasse profiter de notre Prophète .

dimanche 16 septembre 2007

Le dhikr - L'évocation de Allah


Le Dhikr (invocation) consiste en la citation du nom de Dieu. Une invocation, en arabe Dou^a, est le fait de s'adresser à Dieu dans le but de Le remercier pour un bienfait donné ou pour la réalisation d'un souhait.

Allah ta^ala dit ce qui signifie :« Certes, c'est par l'évocation de Allah que les coeurs sont apaisés ». Et Allah ta^ala dit ce qui signifie : « O vous qui avez cru faites beaucoup d'évocation de Allah et exemptez-Le de toute imperfection, matin et soir ». Tout ce qui comporte un éloge de Allah est un dhikr, une évocation, comme :* le tasbih (la parole soubhana l-Lah "Allah est exempt d'imperfection" )* le tahmid (la parole al-hamdou li l-Lah " la louange est à Allah "), * le takbir (la parole Allahou 'akbar "Allah mérite plus de glorification que tout autre "),* le tahlil (la parole la 'ilaha 'il-la l-Lah " il n'est de dieu que Allah"). Les dou^a' c'est-à-dire les invocations sont également une évocation.La meilleure des évocations c'est le tahlil c'est-à-dire la parole la 'ilaha 'il-la l-Lah.
Le Prophète a dit ce qui signifie :« La meilleure des paroles que j'ai dite moi ainsi que les prophètes qui m'ont précédés, c'est la 'ilaha 'il-la l-Lah, il n'est de dieu que Allah ».Et il a dit ce qui signifie :« Si jamais tu commets une mauvaise action, fais la suivre par une bonne action ». Alors Abou Dharr Al-Ghifariyy a dit : « Est-ce que la 'ilaha 'il-la l-Lah fait partie des bonnes actions O Messager de Allah ? » Il a dit ce qui signifie : « C'est la meilleure des bonnes actions ». Il a été rapporté que le Prophète a dit ce qui signifie : « Celui qui dit 'astaghfirou l-Laha l-ladhi la 'ilaha 'il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoumou wa 'atoubou 'ilayh, il lui est pardonné même s'il a déserté le front ».

L'imam Ahmad ibnou Hambal

بسم الله الرحمن الرحيم

Il a été rapporté dans le sahih que le Prophète Mouhammad (Que Allah l'élève davantage en grade), a dit, ce qui signifie : "Une communauté de ma communauté ne quittera pas la vérité et restera manifeste. Elle ne sera pas affectée par ceux qui la trahiront ni par ceux qui divergent avec elle, il en sera ainsi jusqu'à ce que vienne l'ordre de Allah".Cette communauté issue de la communauté de Mouhammad Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam fait nécessairement partie de 'Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, les gens du Consensus et de la Tradition Prophétique. Nous allons en présenter l'une de ses figures emblématiques, l'un de ses saints les plus exemplaires, l'un de ses savants les plus complets, l'un des hommes les plus humbles et les plus bénis de notre communauté, il s'agit de notre maître l'Imam Ahmad Ibnou Hambal que Allah l'agrée.Il est Abou ^abdi-llah Ach-Chaybaniy, Ahmad Ibnou Mouhammad ibni Hambal du clan de chayban Ibnou Dhouhl. Sa généalogie rejoint celle du Prophète salla llahou ^alayhi wa sallam, au niveau de Nizar car Ahmad est de la descendance de Rabi^ah fils de Nizar alors que le Prophète salla llahou ^alayhi wa sallam, est de Ma^add fils de Nizar. L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, est né pendant le mois de Rabi^ou l-'awwal de l'an 164. Sa mère alors qu'elle était enceinte est partie de marwou à Khouraçan pour s'installer à Baghdad où elle a accouché de son fils. Son père était soldat, il est mort à l'âge de trente ans alors que Ahmad était encore un enfant, il fut donc élevé par sa mère.L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, a commencé à apprendre la science en l'an 179 auprès de Houchaym, de Ibrahim Ibnou Sa^d, de Yazid Ibnou Haroun et auprès de Mouhammad Ibnou Idris Ach-Chafi^iy que Allah les agrée; il faisait donc partie des Salaf.L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, était un Imam dans la science du hadith et dans ses branches et un Imam dans le fiqh, le wara^ et le zouhd, c'est-à-dire dans la science des lois, le scrupule vis-à-vis du haram et le détachement des désirs de ce bas monde.Ibrahim al-Harbiy a dit : "j'ai rencontré trois personnes dont on n'a pas vu de pareil, les femmes seront incapables d'enfanter de tel hommes, j'ai vu Abou ^Oubayd al-Qasim Ibnou Salam que je ne compare qu'à une montagne à laquelle on aurait insufflé une âme, Bichr Ibnou l-Harith que je ne compare qu'à un homme modelé de la tête aux pieds d'esprit de sagesse et j'ai vu Ahmad Ibnou Hambal c'est comme si Allah avait rassemblé en lui la science des prédécesseurs et cela dans tous les domaines. Il dit ce qu'il veut et il tait ce qu'il veut".Al-Hasan Ibnou l-^Abbas a dit, j'ai dit à 'abi Moushir : "Connais-tu une personne qui conserve pour cette communauté les choses de sa religion?". Il m'a répondu : "Je ne connais personne à part un jeune homme en orient (voulant désigner par cela Ahmad)".Ibrahim Ibnou ch-Chamas a dit, des gens discutaient et se sont dit : "Si un problème survenait aux musulmans, à qui pourraient-ils s'adresser? Et ils ont tous reconnu à l'unanimité Ahmad Ibnou Hambal".L'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, le visitait fréquemment et lorsqu'on lui a fait remarquer cela il a répondu en disant, les gens disent : " Ahmad te rend visite et tu lui rends visite". Ma réponse est : "Que les bénédictions ne quittent pas sa demeure , s'il me rend visite c'est qu'il est vertueux, si je lui rend visite c'est pour son degré. Le mérite dans les deux cas revient à lui".At-Tabaraniy et al-Bayhaqiy ont rapporté qu'une femme était atteinte de paralysie des jambes depuis 20 ans. Un jour elle dit à son fils d'aller chez Ahmad pour qu'il lui fasse des invocations. A son arrivée chez Ahmad il frappa à la porte et lui expliqua le but de sa visite. Ahmad dit alors : "J'ai davantage besoin de ses invocations qu'elle n'a besoin des miennes". Et il lui a fait une invocation. A son retour, le fils vit sa mère marcher sur ses jambes et elle lui disait : "Allah m'a accordé la guérison".Al-Manawiy rapporte que Ibnou 'abi l-Ward a dit : "J'ai vu Le Prophète et je lui ai demandé : "Qu'est-il advenu de Ahmad ?". Il m'a répondu : "Mouça va venir à toi, renseigne-toi auprès de lui". Effectivement quand j'ai vu Mouça ^alayhi s-Salam, j'ai dit alors : Ô Prophète de Allah, qu'est-il advenu de Ahmad ?". Il a dit : "Il a été éprouvé dans le bonheur comme dans la difficulté, on l'a trouvé véridique alors il a rejoint les saddiqin (véridiques)".L'Imam al-Yafi^iy a rapporté qu'un très grand saint, appelé Bilal al-Khawass que Allah les agrée, a raconté : "J'étais un jour dans le lieu où les fils d'Israël ont erré, c'est un lieu de prairies sèches. Je vis un homme qui marchait tout comme moi. J'ai pensé qu'il s'agissait de al-Khadir . Je lui ai demandé ce qu'il pensait de l'Imam Malik que Allah l'agrée, il a répondu : "C'est l'Imam des Imam". Puis je lui ai demandé ce qu'il pensait de l'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, il a dit : "Il est un des 'Awtad" (d'un très haut degré de sainteté). Puis je lui ai demandé ce qu'il pensait de l'Imam Ahmad que Allah l'agrée, il a répondu : "C'est un saddiq". (degré très élevé d'entre les véridiques). Je lui ai ensuite demandé ce qu'il pensait de bichr al-Hafiy , il a répondu : "Il n'aura pas de semblable". Je lui ai dit : "Je te demande par le droit de Allah, qui es-tu ?". Il m'a alors répondu : "al-Khadir". Je lui ai enfin demandé : "Quelle est la raison pour laquelle j'ai pu te voir ?". Il m'a répondu : "C'est grâce à ta bonne conduite envers ta mère".L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, a écrit de nombreux ouvrages dont al-Mousnad, an-Nasikh wa l-Mansoukh : l'abrogatif et l'abrogé, ar-Radd ^ala z-Zanadiqah : réplique contre les hérétiques, at-Tafsir : l'interprétation, Fada'ilou s-Sahabah : les mérites des compagnons et al-Manasik wa z-Zouhd : les ascèses et le détachement de la vie d'ici bas.Plusieurs savants l'ont connus et ont rapporté la science de lui tels ^Abdou r-Razzaq Ibnou Houmam, Mouhammad bnou Idris Ach-Chafi^iy, al-'Aswad Ibnou ^Amir ainsi que d'autres savants tels que les deux Imams al-Boukhariy et Mouslim que Allah les agrée.Al-Bayhaqiy rapporte que ar-Rabi^ a dit : "Ach-Chafi^iy m'a confié une lettre à remettre à Ahmad. Je l'ai rencontré juste après qu'il ait accompli la prière du matin (as-soubh) et je la lui ai remise". Il m'a demandé : "L'as-tu lue ?". Je lui ai répondu : "Non". "Il l'a prise et quand il en termina la lecture il a pleuré". Je lui ai demandé alors :"Ya aba ^abdi-llah, qu'as-tu lu ?" Il a répondu : "Ach-Chafi^iy m'informe qu'il a vu le Prophète dans le rêve lui dire" : "Ecris à Abou ^abdi-llah Ahmad Ibnou Hambal, passe lui mon salam et dis lui : Tu seras éprouvé et on te contraindra à dire que le Qour'an est créé. Alors ne les écoutent pas , Allah t'accordera pour cela un drapeau levé jusqu'au jour dernier". J'ai dit alors à Ahmad Ibnou Hambal : "Quelle est ma récompense pour cette nouvelle ?". Il a retiré le vêtement qu'il portait et me l'a remis. Lorsque je suis retourné chez Ach-Chafi^iy, je l'ai informé de ce qui s'était passé, alors il m'a dit : "Je ne vais pas t'attrister en te demandant ce vêtement mais trempe-le dans l'eau et donne moi de cette eau pour les bénédictions".L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, conformément à la parole du Messager de Allah (Que Allah l'élève davantage en grade), a été éprouvé par les mou^tazilites. Ces derniers, soutenus par le pouvoir, essayèrent de le contraindre à dire que le Qour'an est créé. Il refusa cela car l'usage de cette expression sans en préciser le sens risque d'égarer les gens en leur faisant croire qu'il s'agit de l'attribut de la Parole et non des versets qui sont l'expression de l'attribut. Pour ce refus il a été emprisonné, fouetté et torturé jusqu'à en perdre connaissance. Il a survécu à tout cela et ce n'est qu'à l'arrivée d'un nouveau pouvoir qu'il a été libéré.Mourtada z-Zabidiy rapporte dans son commentaire de 'Ihya'ou ^ouloumi d-din que l'Imam Ahmad a dit à propos de Safwan Ibnou Soulaym que Allah les agrée : "On demande la pluie en parlant de lui, et la pluie tombe en citant son nom".Et dans le livre as-Sou'alat ^Abdou-llah, bin Ahmad Ibnou Hambal a dit : "J'ai demandé à mon père ce qu'il en est de celui qui touche la boule du minbar du Prophète et sa tombe pour rechercher la bénédiction, il a répondu, La ba'sa bi dhalik (il n'y a pas de mal en cela)".Harmalah a dit : J'ai entendu Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, dire : "Quand je suis sorti de l'Irak, je n'y ai pas laissé de plus vertueux, de plus savant, de plus scrupuleux et de plus pieux que Ahmad Ibnou Hambal".Yahya Ibnou Ma^in a dit : "Ahmad avait des qualités que je n'avais jamais vu chez un autre savant, il était mouhaddith, hafidh, savant, scrupuleux, détaché de la vie et sage".Un mardi soir de rabi^ou l-'awwal de l'an 241 l'Imam Ahmad que Allah l'agrée, est tombé malade de la fièvre. Sa maladie a durée 9 jours. Après quoi il décéda le vendredi 12 rabi^ou l-'awwal à l'âge de 77 ans. On rapporte que 800 000 hommes et 60 000 femmes assistèrent à son enterrement et le jour de sa mort 20 000 personnes parmi les juifs, les chrétiens et les majous se convertirent à l'Islam.On rapporte que Ibrahim al-Harbiy a dit : "J'ai vu Bichr al-Hafy dans mon rêve comme s'il venait de sortir de la mosquée al-Rousafa' et dans sa manche il tenait une chose". Je lui ai demandé : "Qui y a-t il dans ta manche?". Il m'a répondu : "A l'occasion de l'arrivée de l'âme de Ahmad on nous a lancé des perles et des pierres précieuses et c'est ce que j'ai pu ramasser".L'Imam Ahmad Ibnou Hambal que Allah l'agrée, a rédigé son testament dont nous citons le début : "Bismi-llahi r-Rahmani r-Rahim, ceci est ce que prescrit Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hambal, il prescrit qu'il témoigne qu'il n'est de divinité que Allah, l'Unique Qui n'a pas d'associé, et que Mouhammad est Son serviteur et Son Messager, envoyé avec la droiture et la religion de vérité, pour la manifester entièrement malgré l'opposition des associateurs. Et il prescrit à ceux qui lui obéissent de sa famille et de sa parenté d'adorer Allah parmi ceux qui L'adorent et de louer Allah parmi ceux qui Le louent, et qu'ils donnent le conseil à la communauté musulmane. Et je prescris que je suis satisfait de Allah mon Seigneur et de l'islam ma religion et de Mouhammad (Que Allah l'élève davantage en grade), mon Prophète".Allah ta^ala nous dit dans le Qour'an ce qui signifie : "Nous avons fait descendre la révélation et Nous en sommes le Gardien".Effectivement, Allah ta^ala, a préservé notre religion avec des hommes tels que l'Imam Ahmad, que Allah l'agrée.Seigneur fais que nous soyons sur le chemin des disciples des Imams véridiques, ceux qui œuvrent dans cette religion.Que Allah ta^ala accorde à l'Imam Ahmad constamment les expressions étendues de Sa Miséricorde.

L'imam Ach Chafi^iyy

Il s'agit de Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou Idris ibni l-^Abbas Ibnou ^Othman Ibnou Chafi^ ibni s-Sa'ib Ibnou ^Oubaïd Ibnou ^Abdi Yazid Ibnou Hachim ibni l-Mouttalib ibni ^Abdi Manaf. ^Abdou Manaf est l'ancêtre du Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam. Chafi^, l'aïeul de Ach-Chafi^iy, a pu, alors qu'il était encore très jeune, rencontrer le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam. La mère de l'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée est Fatimah bintou ^Oubaydi l-Lah ibni l-Hasan ibni l-Housayn Ibnou ^Ali Ibnou abi Talib.^Amrou Ibnou Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallamad dit, l'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, m'a dit : "Je suis né à ^Asqalan. Lorsque j'eus deux ans, ma mère m'a amené à La Mecque et je cherchais passionnément deux choses, le tir et la recherche de la connaissance. Au sujet du tir, j'ai obtenu tellement de succès que j'arrive à toucher dix cibles sur dix tirs". Mais il n'a pas parlé de la connaissance. Alors je lui ai dit: "Par Allah, tu es dans le sujet de la connaissance plus grand encore que ce que tu l'es dans le domaine du tir". Il est né en l'an 150 de l'Hégire, qui est l'année du décès de l'Imam Abou Hanifah que Allah les agrée.LES CHOUYOUKHS DE L'IMAM ACH-CHAFI^IYIl a étudié auprès d'environ 80 chaykhs qui comptaient parmi les plus éminents de leur siècle. Nous en citons quelques uns: Soufyan Ibnou ^Ouyainah, Malik Ibnou Anas, Foudayl Ibnou ^Iyad, Mouhammad Ibnou l-Hasan Ach-Chaybani et ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak. Beaucoup de grands ^Oulama' ont été formés auprès de lui. Parmi eux, on compte ceux qui sont des jurisconsultes comme l'Imam Ahmad Ibnou Hambal et l'Imam Abou Thawr que Allah les agrée, et beaucoup de ceux qui ont transmis son madh-hab sont cités parmi les ^Oulama' les plus importants.L'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, possède beaucoup de mérites, ce qui n'est pas accordé à tout le monde. D'abord, son ascendance qui le rend proche du Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam. Ensuite, sa droiture et sa croyance pure qui est loin d'être altérée par les hérésies, ou encore sa générosité et la noblesse de son caractère. Et encore sa connaissance étendue dans le domaine de la Sounnah, ce qui lui permettait avec beaucoup d'aisance de trancher quant à la fiabilité de ce qui est transmis.L'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, a dit un jour: "Je suis parti pour être auprès de l'Imam Malik Ibnou 'Anas alors que je connaissais par coeur al-Mouwatta' ". Il m'a dit : "Présente-toi auprès de celui qui lira pour toi ". J'ai dit : "Mais je le connais ". Et j'ai commencé de réciter al-Mouwatta' devant lui. Alors il a dit : "S'il y a quelqu'un qui doit réussir, ce sera certainement ce jeune homme ».Il faut savoir que l'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, avait alors 13 ans.Mouslim Ibnou Khalid az-Zinjiy a dit un jour à l'Imam Ach-Chafi^iy : "Toi, ô Abou ^abdi l-Lah, par Allah, il est certes temps que tu commences à donner des fatawa". C'est à dire, sans que tu reviennes à la parole des jurisconsultes. Et c'est pour montrer que l'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, était devenu lui-même jurisconsulte.L'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, avait à ce moment là 15 ans. ^Abbas Ibnou l-Housayn a dit : "J'ai entendu Bahr Ibnou Naçr dire, quand on avait envie de pleurer, nous nous disions : Venez auprès de ce jeune Mouttalibiy pour réciter al-Qour'an". Lorsque nous arrivions près de lui, il commençait par réciter le Qour'an, jusqu'à ce que les gens commencent à tomber à terre devant lui et à pleurer tout haut, tant sa voix était belle à réciter le Qour'an. Lorsque Ach-Chafi^iy voyait cela, il s'arrêtait. Cet épisode s'est déroulé alors qu'il était encore jeune à La Mecque. Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, partageait sa nuit en trois tiers, le premier pour l'étude et l'écriture, le deuxième pour la prière et le troisième pour le sommeil.Abou ^abdi l-Lahi Ach-Chafi^iy est resté auprès de l'Imam Malik que Allah les agrée, à Médine et ce alors qu'il était auparavant auprès des ^Oulama' de La Mecque. Après Médine, il est parti à Baghdad, et c'est là qu'il a commencé à devenir célèbre. Al-Hamidiy a dit : "Nous avions envie de répliquer contre les partisans de la déduction "Ar-Ra'you " et nous n'avions pas trouvé la bonne façon de faire, jusqu'à ce que Ach-Chafi^iy nous vienne et nous ouvre les portes". En plus de tout cela, il était très fort dans le domaine de la croyance. Il répliquait avec force contre les hérétiques et les musulmans conservent de lui beaucoup de paroles très importantes dans le domaine et de ce qui renforce les arguments de ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah contres les égarés.Ishaq Ibnou Rahawayh a dit, mon père m'a dit : "Ach-Chafi^iy a débattu un jour avec un faqih. Alors il a commencé à détailler, à vérifier, à aller dans la finesse des détails, et le faqih lui dit : C'est la méthode des gens de al-kalam et non la méthode des gens de al-Halal wa l-Haram". Il a répliqué : "Nous avons maitrisé cela avant ceci ".L'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, a beaucoup écrit. Nous citons certains titres parmi beaucoup d'autres : Ithbatou n-Noubouwwah : la confirmation de la mission de Prophète, ar-Raddou ^ala l-Barahimah : la réplique contre les Brahmanes, ar-Risalah : le premier écrit sur ce qui est abrogé et abrogatif dans le Qour'an et la Sounnah, le premier écrit sur Ouçoulou l-Fiqh, c'est à dire sur les règles de base de l'interprétation et de la déduction des lois à partir des textes de la Chari^ah, al-Fiqhou l-Akbar et al-Oumm : la source, sur les détails du fiqh.Au sujet de son décèsL'Imam Ach-Chafi^iy que Allah l'agrée, est décédé le dernier jour de Rajab, l'année 204 de l'Hégire en Egypte. On a écrit sur sa tombe : "Ceci est la tombe de Mouhammad Ibnou Idris Ach-Chafi^iy. Il témoigne qu'il n'est pas de divinité à part Allah, unique et sans associé et que Mouhammad (Que Allah l'élève davantage en grade), est le Messager de Allah. Que le paradis est une réalité, que l'enfer est une réalité, que l'heure viendra sans doute aucun à son sujet, que Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes. Et que sa prière, son rituel, sa vie et sa mort sont à Allah le Seigneur des mondes qui n'a pas d'associés. Ainsi a-t-il été ordonné d'agir, et il fait partie des musulmans. Conformément à ceci il a vécu, et de même il est mort, et conformément à cela, il sera ressuscité vivant, 'In cha'a l-Lah".Le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam, a dit ce qui signifie : "Le ^alim de Qouraych remplit la terre de connaissance".L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, ainsi que d'autres grands ^Oulama' déclarent que ce hadith vise l'Imam Ach-Chafi^iy car il n'y a pas eu un ^alim de Qouraych qui eut sa notoriété. Ainsi, quand il est arrivé à Baghdad il a été suivi par un grand nombre de ^Oulama', ils abandonnaient leur Madh-hab pour adhérer au sien. Actuellement un grand nombre de peuples musulmans de part le monde suivent son Madh-hab, à titre d'exemple : l'Indonésie, la Malésie, l'Egypte, beaucoup d'états musulmans de l'ex-URSS sont à forte majorité Chafi^ite.Son école est suivie de façon massive en Irak et dans beaucoup de pays du Moyen-Orient. Et cela prouve davantage que l'Imam Ach-Chafi^iy est le ^alim annoncé par le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam, dans le hadith précité. Salih, le fils de l'Imam Ahmad a dit : "Mon père a marché à côté du mulet de Ach-Chafi^iy, alors Yahya' Ibnou Ma^in lui a envoyé dire: « Ô Abou ^Abdi l-Lah, tu ne t'es satisfait que par une marche aux côtés du mulet de Ach-Chafi^iy". Et l'Imam Ahmad a répondu : "Ô Abou Zakariyya, si tu avais marché de l'autre côté c'eut été plus utile pour toi".L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, a dit : "Je ne me suis pas couché depuis trente ans sans faire une invocation pour Ach-Chafi^iy".Al-Hamidiy disait lorsqu'il rapportait de Ach-Chafi^iy : "Le maitre des fouqaha', Ach-Chafi^iy, nous a transmis... ".L'Imam Abou Thawr que Allah l'agrée, disait : "Celui qui prétend qu'il a vu quelqu'un comme Ach-Chafi^iy dans sa connaissance, dans sa maitrise de la langue et son éloquence, dans son savoir, dans sa fermeté et sa maitrise des connaissances en général aura menti. Il n'avait pas d'égal".Abou Dawoud rapporte dans ses Sounnan de Abou Hourayrah que Allah l'agrée, que le Messager Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam, a dit ce qui signifie : "Allah envoie au terme de chaque centaine d'années pour cette communauté quelqu'un qui lui revivifie sa religion".L'Imam Ahmad que Allah l'agrée, ainsi que beaucoup de grands ^Oulama' disent que, au terme du premier siècle, c'était le calife éclairé ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz, au terme du deuxième siècle c'était l'Imam Ach-Chafi^iy, et au terme du troisième siècle c'était l'Imam Abou l-Hasan al-Ach^ariy que Allah les agrée.Seigneur fais que nous soyons sur le chemin des disciples des Imams véridiques, ceux qui œuvrent dans cette religion. Que Allah ta^ala accorde à l'Imam Ach-Chafi^iy constamment les expressions étendues de Sa Miséricorde.

mercredi 12 septembre 2007

La description du Prophète Mouhammad


قال الله تعالى :
« وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ (4) »
سورة القلم [68]
Allah ta^ala dit dans le Qour'an honoré au sujet du Prophète [sourat Al-Qalam / 4] : ce qui signifie : « Tu as certes un comportement éminent ».
Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de ^A'ichah, dans la description du Messager de Allah : (( كانَ خُلُقُهُ القرءانَ ))
C'est-à-dire : celui qui veut connaître le caractère du Prophète, qu'il récite le Qour'an et qu'il le comprenne. Tout caractère de bien, que Allah a ordonné dans le Qour'an, fait partie des caractères du Messager de Allah . D'après ^A'ichah, que Allah l'agrée, lorsqu'elle a été interrogée au sujet du comportement du Messager de Allah , a dit : 'Il n'était pas vulgaire, et n’était ni de ceux qui recherchent la vulgarité, ni de ceux qui crient dans les marchés. Il n'était pas non plus de ceux qui répondent au mauvais comportement par un mauvais comportement. Bien au contraire, il pardonnait et excusait'.
Musulmans, notre Prophète était celui qui avait le plus beau des caractères et le plus beau des aspects. Al-Bara' Ibnou ^Azib a dit dans la description du Messager de Allah : 'Le Messager de Allah avait le plus beau visage et le meilleur caractère'. Pour ce qui est de la description du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam qui a été rapporté dans le livre de hadith : 'Il était de taille moyenne, il n'était pas petit, il était plutôt grand, il avait les épaules larges, il était d'une couleur blanche teintée de rougeurs. Son visage était lumineux'. Al-Bayhaqiyy et At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah fils de Mouhammad fils de ^Ammar fils de Yaçir qu'il a dit : 'J'ai dit à Ar-Roubayyi^ fille de Mou^awwidh : Décris-moi le Messager de Allah ', elle a répondu : 'Si tu le voyais, tu dirais le soleil levé '. At-Tirmidhiyy a rapporté ainsi que Ahmad d'après Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, qu'il a dit : 'Je n'ai rien vu qui soit plus beau que le Prophète , c'est comme si le soleil parcourait son visage'. Le Prophète avait des sourcils fins, pas épais du tout ; il avait de grands yeux et des cils fournis. Il n'avait pas la paume des mains maigre ni des pieds maigres, ses avant-bras étaient longs et son ventre était plat ne dépassant pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte on n’y remarquait pas de faiblesse. Dans le blanc de ses yeux, il y avait de fins traits rouges. Abou Hourayrah de qui nous tenons la description précitée a ajouté : 'Je ne lui ai jamais vu de semblable ni avant ni après lui '. Son nez était fin et haut, son front était large et plat. Les cheveux du Prophète étaient bien noirs, il avait à peine vingt cheveux blancs et tout le reste de ses cheveux avait gardé leur couleur noire d'origine. Le Prophète avait pour particularité d'avoir une bonne odeur, qu'il se parfume ou pas. Un des compagnons du nom de ^Ouqbah Ibnou Ghazwan Ridwan avait eu un jour une maladie, une sorte d’eczéma de la taille d'une pièce d’un dirham, il se frottait beaucoup à cet endroit et cela l’angoissait et le dérangeait sérieusement. Le Prophète lui avait dit d’enlever le vêtement qui recouvrait cette partie de son corps et avait posé dessus sa main honorée . C'est alors que cette partie de son corps était restée parfumée jusqu'à la fin de sa vie., mais c'était lui qui sentait le plus le parfum sans même se parfumer parce que le Messager de Allah avait passé sa main sur son corps pour enlever la douleur qui l'avait affecté. Le Messager de Allah a guéri ce compagnon et le parfum est resté jusqu'à la fin de sa vie sans qu'il ne se parfume, il conserva une odeur meilleure que le musc ou l'ambre ou autre que cela parmi les parfums.
Il a été rapporté de certains compagnons au sujet de la description du Prophète : Je n’ai rien vu de plus beau que le Messager de Allah ; de belle taille blanc de peau; de bel aspect, éloquent ; parfait dans ses membres et son aspect physique ; Allah n’a pas créé ni avant lui ni après lui qui l’égale parmi les humains ; les cheveux noirs ; les plus intelligents sont ébahis face à ses qualités; les compréhensions des gens sont étonnées de sa parfaite beauté ; le front large, les sourcils en arcade ; le pourtour des yeux sombre comme s’il avait du khoul, les cils parfaits, les membres fins ; les joues blanches teintées de rougeur ; son visage est tel la lune une nuit de pleine lune ; la beauté parcourt son visage tout comme le soleil parcourt son orbite ; son nez est comme si les ténèbres étaient repoussées par son éclat ; lorsqu’il parle, la lumière jaillit de sa bouche ; les incisives de haut ne sont pas collées ; sa bouche est belle, sa salive douce et pure et son sourire radieux ; sa barbe est fournie ; son cou de taille moyenne de la blancheur de l’argent pur ; Si ses yeux se ferment pour un sommeil, son cœur honoré reste toujours éveillé ; il est tendre et a de la compassion, miséricordieux et généreux ; invoquez Allah en faveur du Messager de Allah, toutes les fois que se lève un soleil ou qu’il s’est couché, toutes les fois que des nuages ont été source de pluie.
Que l'on sache, ô mes bien-aimés, qu'il est possible de voir le Prophète dans le rêve sous son véritable aspect, l'aspect dans lequel nous l'avons décrit. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Qatadah qu'il a dit : 'Le Messager de Allah a dit : (( مَنْ رءاني في المنامِ فقد رأى الحقَّ لأنَّ الشيطانَ لا يتزَيَّا بي ))

ce qui signifie : « Celui qui me voit dans le rêve m'aura vu véritablement, car le chaytan ne prend pas mon apparence ». C'est-à-dire : celui qui le voit sous sa véritable apparence dans le rêve aura vu le dernier des prophètes et ce, car Allah ta^ala n'a pas donné au chaytan la capacité de prendre l'image du Prophète .
Que l'on sache également que celui qui voit le Prophète dans le rêve, ce sera pour lui une annonce de la bonne nouvelle qu'il mourra sur la foi. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, que le Prophète a dit : (( مَن رءاني في المنامِ فَسَيَراني في اليقظةِ ))
ce qui signifie : « Celui qui m'a vu dans le rêve, me verra à l'état d'éveil ». L'explication en est que la vision dans le rêve du Messager de Allah comporte une grande annonce de la bonne nouvelle à savoir que nécessairement celui qui l'a vu dans le rêve le verra à l'état d'éveil même si celui qui le voit n'était pas musulman au moment du rêve ; nécessairement il entrera en Islam et verra le Messager de Allah à l'état d'éveil avant de quitter ce bas-monde. Il a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue qu’un homme des prédécesseurs c'est-à-dire ayant vécu dans une époque relativement proche de celle du Messager de Allah et ce environ cent cinquante ans après l'hégire du nom de Al-Haçan ibnou Hay. Cet homme faisait partie des savants qui œuvraient pour la religion parmi les gens spécialiste du hadith et il était pieux. Il avait un frère qui lui était semblable. Lorsque Al-Haçan ibnou Hay était sur son lit de mort, son frère l'a entendu réciter la parole de Allah ta^ala.
قال الله تعالى :
« وَمَن يُطِعِ اللهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاء وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَئِكَ رَفِيقًا (69) »
سورة النساء [4]

Allah ta^ala [sourat An-Niça' / 69] : ce qui signifie : « Ceux qui obéissent à Allah et au Messager, seront avec ceux à qui Allah a comblé de grâces parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux, et quelles belles compagnies que celles-là ».
Son frère qui se tenait à ses côtés lui a dit : 'Ô mon frère, est ce que tu récites ou qu’est-ce que tu fais ?'. Il lui a dit : 'Non, je suis en train de voir le Messager de Allah qui me sourit et qui m'annonce la bonne nouvelle du Paradis, je vois les anges et je vois les houris'.
Voilà donc la promesse qui a été rapportée dans le hadith : celui qui a vu le Prophète dans le rêve, le verra à l'état d'éveil et cela veut dire qu'il le verra dans le bas-monde avant de mourir.
Nous demandons à Allah ta^ala qu'Il nous accorde la vision du Prophète dans le rêve, cette nuit.

La lignée du prophète Mouhammad

هو أَبو القَاسِمِ سيِّدُنا
مُحَمَّد
ابنُ عَبْدِ اللهِ بنِ عَبْدِ المُطَّلِبِ بن هَاشِمِ بنِ عَبْدِ مَنَافِ
ابنِ قُصَيِّ بنِ كِلابِ بنِ مُرَّةَ بنِ كَعْبِ بنِ لُؤَيِّ بنِ غَالِبِ
ابن فِهْرِ بنِ مَالِكِ بنِ النَّضْرِ بنِ كِنَانَةَ بنِ خُزَيْمَةَ بنِ مُدْرِكَةَ
ابنِ إِلْيَاسَ بنِ مُضَرِ بن نِزَارِ بنِ مَعَدِّ بن عَدْنَانَ

ويتَّصلُ نَسَبُهُ إلى نبيِّ اللهِ إِسْمَاعِيلَ
ابْنِ نبيِّ اللهِ إِبْرَاهِيمَ
****************************
Il est Abou l-Qacim notre maître Mouhammad
salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim fils de ^Abdou Manaffils de Qousayy fils de Kilab fils de Mourrah fils de Ka^b fils de Lou’ayy fils de Ghalibfils de Fihr fils de Malik fils de An-Nadr fils de Kinanah fils de Khouzaymah fils de Moudrikahfils de Ilyas fils de Moudar fils de Nizar fils de Ma^add fils de ^Adnan.
Et ^Adnan descend du Prophète Isma^il ^alayhi s-salam
fils du Prophète Ibrahim ^alayhi s-salam.

L'imam Malik


Son arrière grand-père, 'Abou ^Amir, était un grand compagnon qui a assisté à toutes les batailles menées par le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallam à l'exception de celle de Badr.Son grand-père, Malik bin 'Abi ^Amir, était un grand tabi^iy et un de leurs savants. Il était l'un des quatre qui ont eu le privilège de prendre le corps de ^Outhman bin ^Affan, la nuit, pour l'enterrer.Son père lui aussi était un savant.رضي الله عنهمL'Imam Malik رضي الله عنه est né en 93 de l'Hégire. Sa mère l'a porté durant trois ans. Il était grand, majestueux, presque chauve, sa barbe était blanche et la couleur de sa peau était blanche tirant vers le blond.A la fin de sa vie, l'Imam Malik est tombé malade. C'était un dimanche. Il resta ainsi durant 22 jours puis il mourut, un dimanche, le 11 Rabi^ou l-'Awwal de l'année 169 de l'Hégire.Ses enfants s'appelaient Yahya, Mouhammad, Hammad et 'Oummou 'Abiha.Parmi les meilleures choses que l'Imam Malik ait laissées pour la communauté, nous pouvons citer son œuvre intitulée Al-Mouwatta'.Ce livre était une innovation (bid^ah) très importante et éminemment digne d'intérêt. En effet, ni les compagnons, ni les tabi^in ne notaient les hadith et ces derniers étaient transmis oralement. Les hadith étaient ainsi transmis et retenus jusqu'à ce que les savants prissent peur que la science ne disparaisse avec la mort des grands savants. C'est ainsi que notre maître ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz, a ordonné à l'un des savants de son époque, de noter la Sounnah et d'écrire les hadith du Messager de Allah.L'Imam Malik a rapporté ce fait et a précisé qu'il avait en plus ordonné aux savants de toutes les régions, de mettre eux aussi par écrit tout ce qu'ils savaient.Puis, à l'époque des tabi^in, on commença à classer les hadith et à noter la Sounnah dans des recueils. Cela se passait à une époque où les savants étaient en grand nombre dans les villes, mais il y avait aussi beaucoup d'hérétiques tels que les Khawarij, les Qadariyyah et les Chïtes.C'est ainsi que parmi les premiers à avoir rassemblé la Sounnah dans des recueils, nous pouvons citer, entre autres, Ar-Rabi^ bin Sabih. Mais ils écrivaient des chapitres de manière éparse jusqu'à ce que les savants de la deuxième moitié du deuxième siècle commencèrent à bien noter les lois (c'est-à-dire que les chapitres des hadith formaient les chapitres des lois). C'est dans ce contexte que l'Imam Malik écrivit Al-Mouwatta'. Mais il est à noter que dans son œuvre, il sélectionna les hadith les plus sûrs, rapportés par les savants du Hijaz . Il y adjoignit beaucoup de paroles de sahabah ainsi que beaucoup de fatawa des tabi^in .Ensuite vinrent des Imam qui composèrent des recueils avec uniquement des paroles prophétiques, cela se passa à la fin du deuxième siècle.Le livre Al-Mouwatta' était considéré comme étant le livre le plus sûr à propos de la Sounnah, jusqu'à ce qu'apparaisse le Sahih de l'Imam Al-Boukhariy, qui est en fait un recueil ne contenant que des paroles prophétiques.Les savants disent que l'Imam Malik avait écrit une dizaine de milliers de paroles prophétiques, puis il a commencé à sélectionner les plus sûres pendant 40 ans et que c'est la raison pour laquelle il a intitulé son œuvre Al-Mouwatta', qui signifie : Qui a été fait lentement.^Oumar bin ^Abdi l-Wahid, un disciple de l'Imam Al-'Awza^iy, a dit : "Nous avons récité Al-Mouwatta' devant l'Imam Malik (pour l'apprendre) pendant 40 jours. Il nous dit alors : "C'est un livre que j'ai écris durant 40 ans et vous l'avez étudié et appris pendant 40 jours; ce que vous en comprenez est bien peu..." L'Imam Malik, en parlant de son enfance a dit dans le sens approché : " J'ai dit à ma mère : "Permets-tu que je sorte pour demander la science ?" (Il était alors à Médine, la ville du prophète où il lui suffisait d'aller dans n'importe quelle mosquée pour trouver des savants). Elle m'a dit : " Viens, je vais t'habiller comme les hommes de la science". Alors elle m'a mis le turban sur la tête... Puis elle m'a dit : "Vas maintenant et note." Et il a précisé : Elle me disait souvent : "Vas chez Rabi^ah" (C'est à dire chez l'Imam Rabi^atou r-Ra'y).Cela nous montre ô combien sa mère était sage et pieuse !L'Imam Malik rapporte : " J'avais un frère qui était de l'âge de l'Imam bin Chihab Az-Zouhriy (Az-Zouhriy n'est autre que le chaykh de l'Imam Malik). Un jour, notre père nous a posé une question dans le domaine de la chari^ah. Mon frère répondit correctement alors que je me trompai. Par la suite, mon père me dit : " Les pigeons t'ont-ils tellement préoccupé que tu n'as pas recherché la science ?". C'est alors que je me suis faché et que j'ai décidé de me consacrer à apprendre auprès de Ibnou Hourmouz. Cela dura sept ans durant lesquels je ne rapportais que de lui. Je mettais dans ma manche des dattes que je distribuais à ses enfants en leur disant: "Si quelqu'un vous demande où est le chaykh (votre père), dites qu'il est occupé !".Notre maître l'Imam Malik possédait une mémoire brillante et il nous le prouve lorsqu'il nous rapporte : "Un jour, Ibnou Chihab a récité pour moi 40 hadith et plus encore. Parmi ces hadith, il y en avait qui étaient très longs. Je les ai retenus puis je lui ai demandé de me réciter à nouveau les quelques hadith qui étaient en plus des 40. Il refusa et je lui dit alors : "Si vous étiez à ma place, n'auriez-vous pas aimé qu'on les répéta pour vous?". Il répondit par l'affirmative et il les répéta. C'est ainsi que je vis que tout ce que j'avais retenu était correct."Il a dit aussi : "Les gens ont maintenant une mauvaise mémoire. J'allais chez Sa^id Ibnou l-Mouçayyib, ^Ourwah, Al-Qaçim, 'Abou 'Ouçamah, Salim, et d'autres encore ... Je faisais une tournée et auprès de chacun d'eux, j'apprenais 50 à 100 hadith et je n'ai jamais mélangé les hadith de l'un avec ceux des autres. "Allah ta^ala nous dit dans le Qour'an :ce qui signifie : "Nous avons fait descendre la révélation et Nous en sommes le Gardien." Et en effet, Allah a préservé notre religion avec des hommes tels que l'Imam Malik رضي الله عنه .Notre maître l'Imam Malik éprouvait un profond respect pour le Prophète et pour sa parole.A ce sujet, on rapporte que lorsque les gens venaient chez lui, il leur envoyait sa servante qui leur demandait : "Le chaykh vous demande si ce que vous cherchez est le hadith ou bien des réponses à des questions." S'ils disaient : "Nous avons des questions à lui poser", il sortait et donnait des fatawa. Par contre, s'ils disaient: "Nous recherchons le hadith", il leur faisait dire de s'asseoir puis il allait prendre un bain, se parfumait, s'habillait avec des vêtements propres, mettait le turban. On disposait pour lui une chaire face aux gens et il venait, rempli de la crainte de Allah. Et jusqu'à ce qu'il termine, on faisait brûler de l'encens.Une fois, l'Imam ^Abdoullah Ibnou l-Moubarak a dit : "J'étais chez l'Imam Malik alors qu'il nous citait des hadith et j'ai remarqué qu'un scorpion le piquait, et ce, à 16 reprises. Lui, changeait de couleur, devenait jaune, mais n'interrompit jamais le hadith du prophète ". Lorsqu'il eût terminé et que les gens furent partis, je vins lui dire : " 'Abou ^Abdillah, j'ai vu de vous ce qui était absolument étonnant aujourd'hui !". Il me répondit: "Oui, j'ai persévéré parce que je respecte les paroles du prophète ". (Cela signifie qu'il ne voulait, en aucun cas, interrompre la parole du Prophète, fusse pour 16 piqûres de scorpion !).Un de ses disciples a dit : "On posait des questions (au sujet de la jurisprudence) à l'Imam Malik. Il répondait alors à celui qui avait posé la question: "Vas jusqu'à ce que j'aie réfléchi à la réponse". Puis il hésitait avant de répondre. Nous l'interrogeâmes à ce sujet, il se mit alors à pleurer et dit : "Je crains d'avoir beaucoup de questions le jour qui n'est pas comme tous les autres jours".Il disait par ailleurs : "Celui qui aime répondre aux questions concernant la religion, qu'il pense qu'il s'expose par cela au paradis ou à l'enfer et qu'il réfléchisse à la façon de s'en sortir au jour dernier puis, qu'après cela, il réponde. Et il n'y a rien de plus dur pour moi que de répondre à une question sur le halal et le haram car cela (la réponse) est une affirmation d'une Loi de Allah et j'ai connu des hommes de science dans notre pays (en parlant de Médine) pour qui, répondre à une question concernant le halal et le haram était aussi terrible que de subir la mort".Pourtant aussi savant, intelligent et saint qu'il était ; Malik, que Allah l'agrée, ne répondit un jour qu'à 6 questions sur les 48 qui lui furent posées, et au sujet de celles restées en suspens il dit : "Je ne sais pas".Il était si majestueux qu'on le comparait à un sultan car il était très écouté. Et il était si modeste qu'il s'est accusé lui même de ne pas avoir été sincère après qu'il eut écrit Al-Mouwatta'. C'est ainsi qu'il dit : "Je le mets dans l'eau et s'il se mouille, c'est que je ne suis pas sincère et je ne le récupèrerai pas". Alors il le mit dans l'eau et le livre ne fut pas mouillé.Chers frères, chères soeurs, il faut apprendre auprès des grands savants qui ont suivi les traces des élites, comme l'Imam Malik. Que l'on soit modeste, que l'on ne se prenne pas pour des jurisconsultes, que l'on ne réponde pas aux questions avant même qu'elles soient posées et que l'on ne dise pas que les jurisconsultes sont des hommes comme nous et que nous pouvons faire comme eux !

L'imam abou Hanifah an Nou^man


L'Imam Abou Hanifah رضي الله عنه An-Nou^man représente un étendard principal qui en devance bien d'autres dans les domaines de la théologie et en particulier ^ilmou l-kalam qui est la science de l'argumentation rationnelle dans la croyance. Il l'était également dans la science de la jurisprudence dont il est fondateur de l'une des quatre Ecoles. Le grand Imam Abou Hanifah An-Nou^man est souvent appelé al-Imam al-'akbar ou al-Imam al-'a^dham, ce qui signifie le plus grand et le plus éminent.L'Imam jurisconsulte Abou Hanifah, que Allah l'agrée, n'aurait pas atteint cet éminent degré de savoir, de mérite et de facilité d'argumentation décisive s'il ne possédait pas une très forte perspicacité, un esprit très éveillé et une très bonne mémoire. On rapporte de lui beaucoup d'anecdotes impressionnantes dans le domaine de la jurisprudence et de la Loi, ce qui témoigne qu'il a dépassé ses pairs par son intelligence.On rapporte qu'un homme lui demanda : « Imam, j'ai enterré de l'argent, il y a longtemps de cela et j'ai oublié l'endroit. » Abou Hanifah lui répondit : « Va prier toute une nuit jusqu'à l'aube, sûrement tu te souviendras de l'endroit où tu as enterré cet argent. Si Allah le veut. » L'homme fit donc ce que lui dit l'Imam, il eut le temps de passer un quart de la nuit en prière et il se rappela de l'endroit. Il se rendit alors auprès de Abou Hanifah que Allah l'agrée et lui raconta ce qui s'était passé. L'Imam Abou Hanifah dit alors : « Je savais que le Chaytan n'allait pas te laisser faire la prière toute la nuit. Puisses-tu achever cette nuit en faisant des prières pour remercier Allah parce que tu as retrouvé le trésor ? » Les historiens rapportent dans leurs livres beaucoup d'histoires à propos de son extrême intelligence et de sa perspicacité.
SA GENEALOGIE : Il est Abou Hanifah an-Nou^man fils de Thabit. L'historien Ibnou Khillikan dit qu'il est : « Abou Hanifah An-Nou^man fils de Thabit fils de Zouta fils de Mah le spécialiste des Lois de l'Islam et il est de la ville de Koufah. » Koufah est une ville d'Iraq à proximité de Bagdad. Il est affilié au clan de Taymou l-Lah bin Tha^labah. Un autre rapporte au sujet de sa généalogie qu'il s'appelle an-Nou^man fils de Thabit fils de an-Nou^man fils de al-Marzouban. Il est né au cours de l'an 80 de l'Hégire. Il faisait du commerce de tissus.Il a commencé à apprendre et à étudier les sciences religieuses depuis son jeune âge pour se consacrer par la suite à l'enseignement et à l'émission des décrets de la Loi, ce que l'on appelle les fatawa.Il a eu le privilège de rencontrer six Compagnons et de transmettre d'eux la tradition prophétique. Ces compagnons sont Anas bin Malik, ^Abdou l-Lah bin Anas, Wathilah bin al-'Asqa^, ^Abdou l-Lah bin 'abi 'Awfa, ^Abdoullah bin Jouz' Azzabidiy et Ma^qil bin Yaçar.Il a étudié la Loi principalement auprès de Hammad bin 'abi Soulayman.Il a assisté aux assemblées de cours et de transmissions de la tradition prophétique de ^Ata' bin 'abi Rabah, de Abou Ishaq as-Sabi^iy, de Mouharib bin Dathar, de al-Haytham bin Habib as-Salla l-Lâhou ^alayhi wa Sallamwaf, de Mouhammad bin al-Mounkadir et de Nafi^ le serviteur de ^Abdou l-Lah bin ^Oumar.Il a été disciple de certains éminents chouyoukh, ce qui lui a permis de rapporter d'eux des traditions prophétiques, tels que l'Imam Abou Ja^far Mouhammad al-Baqir bin ^Aliy bin al-Houçayn bin ^Aliy bin Abi Talib, de Abou l-Haçan Zayd bin al-Houçayn et de Abou Bakr Mouhammad bin Chihab az-Zouhriy.Le nombre de ses chouyoukh parmi les tabi^in de qui il a rapporté des traditions prophétiques a atteint deux cents environ. A savoir les tabi^in sont les disciples des Compagnons.Parmi ses élèves, il y avait ^Oubaydou l-Lah bin al-Moubarak et Waki^ ainsi que d'autres.Les plus célèbres d'entre eux sont le juge Abou Youçouf et Mouhammad bin al-Haçan ach-Chaybaniy.
SA SCIENCE ET LA FORCE DE l'ARGUMENTATION : L'Imam était, que Allah l'agrée, jurisconsulte absolu et possédait une argumentation particulièrement forte . Dans son temps, il était l'épée de la tradition prophétique brandie au-dessus des têtes des Mou^tazilah. En effet, il a suivi de près leurs assemblées dans les différents pays où ils se trouvaientt, débattu avec eux et il y a établi les arguments décisifs contre eux. Dans le domaine de ^ilmou l-kalam qui est le domaine de l'argumentation rationnelle dans la croyance, il a atteint un tel degré qu'il était désigné du doigt. Il était l'appui de 'Ahlou s-Sounnah mais aussi le plus célébre d'entre eux à riposter contre les gens de l'égarement, et particulièrement les Mou^tazilah. L'auteur de at-Tabsirah al-Baghdadiyyah, Abou Mansour ^Abdou l-Qahir at-tamimiy al-baghdadiy a rapporté de l'Imam Abou ^Abdi l-Lah as-Saymariy que l'Imam était, de son époque, le maître de ^ilmou l-kalam Al-Khatib dit dans son livre at-Tarikh que Harmalah bin Yahya a rapporté que l'Imam ach-Chafi^iy a dit : «Quiconque voudrait approfondir ses connaissances de la Loi restera moins fort que Abou Hanifah.»Aussi, ach-Chafi^iy a rapporté qu'il a été dit à l'Imam Malik que Allah l'agrée : « Aurais-tu vu 'Abou Hanifah ? » Il a répondu : «Oui, j'ai vu un homme qui, s'il te parle au sujet de cette poutre pour prouver qu'elle est en or, réussira à établir son argument.» Al-Khatib, dans son livre Tarikhou Baghdad, c'est-à-dire l'histoire de Baghdad, a cité également que Abou Hanifah s'était vu dans le rêve en train de creuser la tombe du Prophète ; alors il a envoyé quelqu'un demander l'interprétation du rêve à Ibnou Sirin qui a répondu : « L'auteur de cette vision se verra gagner un grand degré de savoir sans précédent. »
SA CROYANCE : L'Imam, que Allah l'agrée, avait la croyance du Prophète (Que Allah l'élève davantage en grade) et des Compagnons, que Allah les agrée. En effet, il a rencontré certains d'entre eux et a appris auprès d'eux. Son état est similaire à celui des savants parmi les Salaf qui avaient la croyance de l'unicité et considéraient impossible que Allah très vénéré ait pour attribut des ressemblances aux créatures, un corps ou qu'Il soit dans un endroit. Et la preuve en est sa parole dans son livre al-fiqhou l-'Absat qui est : « Allah était alors qu'il n'y avait pas d'endroit, Il était avant de faire exister la création, Il était alors qu'il n'y avait pas encore de notion de lieu, il n'y avait ni création ni rien et c'est Lui Le créateur de toute chose.»Parmi ses précieuses paroles dans le domaine de la négation de toute comparaison à Allah très vénéré et la négation de tout attribut corporel Le concernant, il y a sa déclaration dans al-Fiqhou l-'Akbar : « Son yad est un attribut qui Lui est propre et qui est sans comment.» Il veut dire que le mot yad est un attribut propre à Allah mais qui n'est pas un membre corporel ; ainsi il n'y a ni comment ni description possible à son sujet.Il a dit aussi : « Allah est Un, non pas selon la notion du nombre mais dans le sens qu'Il n'a pas d'associés. Il n'a pas engendré, Il n'a pas été engendré, et n'a nul égal. Il n'est ni corps ni adjectif affilié aux substances. Il n'est pas concerné par une limite, Il n'a pas d'opposé ni d'égal ni de ressemblant. Il ne ressemble à aucune chose de Sa création et rien de Sa création ne Lui ressemble. Il existe et ne ressemble à aucune chose de ce qui existe.»Il était de ceux qui exemptaient Allah très vénéré des sons, des lettres et des langues. Puisqu'il a montré que la parole de Allah n'a ni début ni fin et que Sa parole n'est ni lettres ni sons, et ceci dans son recueil al-Fiqhou l-'Absat dans lequel il dit : « Il a pour attribut la parole mais elle est différente de la nôtre. Nous parlons à l'aide de moyens corporels tels que les lieux d'articulation et les sons. Quant à Allah très vénéré, Il a l'attribut de la parole sans organes et sans les sons. En effet, Ses attributs ne sont ni créés ni dotés de début. Le changement d'état et la différence des façons d'être surviennent par rapport aux créatures. Celui qui dit que les attributs divins sont dotés de début ou créés ou bien refuse de s'y prononcer ou bien en doute, alors il est mécréant.»Dans toutes ses citations, il y a un exposé explicite et une preuve éclatante montrant que ^ilmou l-kalam qui est la science sur l'unicité divine et qui concerne la connaissance de ce qui est obligatoirement et irréfutablement parmi les attributs de Allah, et de ce qui est impossible qu'il en fasse partie, est une science louable. En effet, l'Imam Abou Hanifah que Allah l'agrée, était celui qui s'occupait le plus de ^ilmou l-kalam à son époque, chose qui prouve que cette science est louable. L'approfondissement de Abou Hanifah dans ce domaine de connaissance était son arme brandie contre les groupes hérétiques qui diffusaient l'égarement et en particulier les Mou^tazilah. Il suivait les Mou^tazilah de ville en ville et de pays en pays, et il a vaincu leurs prétentions, a annulé leurs propos équivoques et a montré au grand jour que leur enseignement est faux.Les deux livres de l'Imam Abou Hanifah : al-Fiqhou l-'Akbar et al-Fiqhou l-'Absat représentent une preuve éclatante qu'il était versé dans ^ilmou l-kalam. Nous remarquons cela à travers l'établissement des arguments rationnels et ceux tirés des textes coraniques et prophétiques. Ses exposés étaient pionniers dans ^ilmou l-kalam selon le madh-hab de 'Ahlou s-Sounnah.
LES MERITES DE L'IMAM ABOU HANIFAH : L'Imam Abou Hanifah, que Allah l'agrée, était un homme détaché des mondanités et des attirances de ce bas-monde, il était scrupuleux et pieux. Son caractère était dense de crainte pieuse et d'humilité. Il invoquait ou priait Allah très vénéré constamment.Parmi ce dont Abou Hanifah était réputé, il y a le fait qu'il accomplissait la prière de fajr (la prière du matin) avec les mêmes ablutions que celle de ^icha' et ce, pendant 40 ans. Il passait toute la nuit en prière, récitant le Qour'an en entier au cours d'un seul cycle (une rak^ah) de la prière. Les gens du voisinage qui entendaient ses pleurs dans la nuit ressentaient de la compassion pour lui. Aussi, il est connu qu'il a récité le Qour'an en entier sept mille fois dans le lieu même où il est décédé.Yazid bin al-Koumayt a dit : « Abou Hanifah était quelqu'un d'une très forte crainte pieuse de Allah, alors une nuit, lors de la prière de ^icha', le muezzin ^Aliy bin al-Houçayn a récité la sourate « Idha Zoulzilati » (lorsque la terre sera secouée) ; Abou Hanifah priait derrière lui en le suivant. Lorsqu'il a achevé la prière et que les gens sont sortis de la Mosquée, j'ai vu Abou Hanifah assis en train de méditer et de respirer fort. A mon tour, je suis sorti en laissant la lampe de la Mosquée avec très peu d'huile au point qu'elle allait s'éteindre. A l'aube, je suis revenu à la Mosquée alors que le temps de fajr avait commencé et me voilà de nouveau devant Abou Hanifah, debout en prière, se tenant la barbe par la main et implorant Allah en disant : "Ô Toi Qui rétribues en bien ne serait-ce qu'un atome de bien, et Qui rétribues en châtiment ne serait-ce qu'un atome de mal, protège Ta créature an-Nou^man du feu, de tout mal qui l'y rapprocherait et fais-le entrer dans Ta Miséricorde.” J'ai alors fait l'appel à la prière de fajr en voyant la flamme de la lampe s'étouffer. Quand je suis rentré dans la Mosquée auprès de lui, il m'a dit : "Ne divulgue pas ce que tu as remarqué chez moi.” Ensuite, il a fait deux rak^ah et a attendu, assis, que je fasse le petit appel à la prière (al-'iqamah) et il a fait la prière de as-soubh avec nous en ayant les ablutions du début de la nuit.» Le calife abbassyde al-Mansour a voulu le charger du poste de juge mais il a refusé. Al-Mansour a juré pour que Abou Hanifah accepte mais l'Imam a juré aussi qu'il n'acceptera pas. Ar-Rabi^ bin Younous, le portier et garde du Calife, s'adressa à Abou Hanifah et lui dit : « Ne vois-tu pas le commandant des croyants en train de jurer ? » Et Abou Hanifah a répondu : « Le Commandant des croyants est plus capable de payer l'expiation de son serment manqué que moi. » Et il a refusé le poste.Le portier et garde du calife abbassyde al-Mansour a rapporté qu'il a vu al-Mansour débattre avec Abou Hanifah au sujet de sa proposition à Abou Hanifah de le charger du poste de juge. Abou Hanifah lui a dit alors : « Crains Allah et ne soumets pas les sujets dont Allah t'a confiés la responsabilité sauf à quelqu'un qui craint pieusement Allah, quant à moi, je ne suis pas sûr même quand je suis satisfait, alors comment l'être quand je suis en colère ? De plus, je n'en suis pas digne ! »Al-Mansour lui a dit : « Tu mens, au contraire, tu en es digne ! » Abou Hanifah rétorqua : « Tu viens de trancher en ma faveur et contre toi-même, comment pourrais-tu nommer un juge chargé de ce dont tu as la responsabilité alors qu'il est menteur ? »Aussi, Yazid bin ^Oumar bin Houbayrah al-Fizariy était un gouverneur et avait voulu charger Abou Hanifah du poste de juge dans Koufah à l'époque de Marwan bin al-Hakam l'omeyyade, mais Abou Hanifah a refusé ; alors Yazid al-Fizariy l'a puni pour cent dix coups de fouet, lui en donnant chaque jour dix. Et lorsqu'il a vu son obstination à refuser, il l'a libéré.
SON DECES : Le décès de l'Imam Abou Hanifah est survenu au cours de l'an 150 de l'Hégire, le 11 de Joumada I, et c'est au cours de cette même année qu'a eu lieu la naissance de l'Imam Ach-Chafi^iy. Certains racontent que la nuit du décès, il était en prison pour avoir refusé le poste de juge. D'autres rapportent que non.Le jour de son enterrement, cinquante mille personnes accompagnèrent son cercueil jusqu'à la tombe. Et, après la prière funéraire en sa faveur, il a été enterré dans le cimetière de Khayzaran à Bagdad.

Attention à ne pas donner des fatwa sans science

Certes, cette vie du bas-monde est comme un mirage. Elle aura, c’est certain, une fin. C’est au jugement de Allah que nous retournerons, à une tombe qui nous étreindra et à un jour du jugement qui nous rassemblera. Bonheur donc à celui qui aura préparé dans ce bas monde ce qui lui profitera pour le jour de la résurrection, ce jour-là où ni biens ni enfants ne seront utiles sauf pour celui qui sera venu sauf de toute forme de mécréance.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré : (ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad ; wa ttaqou l-Laha ‘inna l-Laha khabiroun bima ta^maloun)
ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, accomplissez les devoirs et gardez-vous des interdits, et que chacun considère ce qu’il prépare pour l’au-delà. Faites preuve de piété à l’égard de Allah. Certes Allah sait tout ce que vous faites » [Al-Hachr / 18].
Je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah, Lui Qui dit dans la révélation explicite :
(wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm ; ‘inna s-sam^a wa l-basara wa l-fou’ada koullou ‘oula’ika
kana ^anhou mas’oula)
ce qui signifie : « Ne dis pas ce dont tu n’as pas de science ; certes, l’ouïe, la vue et le coeur, sur tout cela il sera interrogé » [sourat Al-‘Isra’ / 36].
Mes frères de foi, Abou Dawoud a rapporté le récit de l’homme qui avait une blessure à la tête et qui s’est retrouvé jounoub une nuit froide. Il a demandé le jugement selon la Loi à ceux qui étaient avec lui mais qui n’étaient pas aptes à être interrogés. Ils lui ont dit : Fais le ghousl. Il s’est lavé et en est mort. On apprit la nouvelle au Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam qui dit alors : (qatalouhou qatalahoumou l-Lahou ; ‘alla sa’alou ‘idh lam ya^lamou ; fa’innama chifa’ou l-^iyyi ssou’al)
ce qui signifie : « Ils l’ont tué, que Allah les rétribue ! Pourquoi n’ont-ils pas demandé ?! N’ont-ils pas su que le remède à l’ignorance c’est de demander aux gens de science ?! ». Il a dit aussi :
(‘innama kana yakfihi ‘an yatayammama wa ya^siba ^ala jourhihi khirqatan thoumma yamsahou ^alayha wa yaghsilou sa’ira jaçadihi)
ce qui signifie : « Il lui aurait suffi de faire le tayammoum, de mettre un pansement sur sa
blessure, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps ».
La parole de Allah : (wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm) signifie : Ne parle pas sans science car c’est un des grands péchés de la langue de donner un avis de jurisprudence sans science. Il a été validé et authentifié du Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam qu’il a été interrogé sur quelque chose et qu’il a répondu : (la ‘adri) ce qui signifie : « Je ne sais pas ». Puis il a interrogé Jibril qui a dit : (la ‘adri ‘as’alou Rabba l-^izzah)
ce qui signifie : « Je ne sais pas, je demande à Allah ». Il a interrogé Allah ta^ala Qui lui a fait
connaître la réponse à cette question. Il est ensuite allé au Prophète salla Allahou ^alayhi wa sallam et lui a dit ce que son Seigneur lui avait enseigné. La question portait sur le meilleur des lieux et le pire des lieux sur terre. Jibril a répondu : (khayrou l-biladi l-maçajid). Dans une autre version, il a répondu : (khayrou l-biqa^i l-maçajidou wa charrou l-biqa^i l-‘aswaq)
ce qui signifie : « Les meilleures des lieux sont les mosquées et les pires sont les marchés ».
Le Prophète salla Allahou ^alayhi wa sallam a dit : (man ‘afta bighayri ^ilmin la^anat-hou mala’ikatou s-sama’i wa l-‘ard) ce qui signifie : « Celui qui donne un avis sans science, les anges du ciel et de la terre le maudissent ».
Il a dit aussi : (man ‘afta bighayri ^ilmin fa^alayhi la^natou l-Lahi wa l-mala’ikati wa n-naci ‘ajma^in) ce qui signifie : « Celui qui donne un avis sans science, Allah le maudit, ainsi que les anges et tous les gens ».
Combien, combien de personnes causent la perte à eux-mêmes et mènent d’autres qu’eux à leur
perte à cause d’un avis émis par eux sans science. A cause d’avis auxquels Allah n’a donné aucune valeur.
Par conséquent, mon frère musulman, si tu es interrogé sur une question au sujet de laquelle tu n’as pas reçu de transmission authentifiée, que tu n’as jamais entendue, réponds : Je ne sais pas. Souvienstoi de la parole de Allah ta^ala : (wa la taqfou ma layça laka bihi ^ilm).
Un compagnon a dit : (‘ajra’oukoum ^ala l-fatwa ‘ajra’oukoum ^ala n-nar)
ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui a le plus d’audace pour donner des avis de jurisprudence est celui qui s’expose le plus pour entrer dans le feu ».
^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée, lui et son père, a dit par ailleurs : (al-^ilmou thalathah : kitaboun natiq ; wa sounnatoun mouhkamah wa la ‘adri) ce qui signifie : « La science a trois sources : un Livre clair, une sounnah parfaite et « je ne sais pas ».
C’est pourquoi, si celui qui donne un avis de jurisprudence est moujtahid, il donne l’avis selon son propre ‘ijtihad. Mais s’il n’est pas moujtahid, il ne peut donner d’avis qu’en se basant sur l’avis de jurisprudence d’un Imam moujtahid dont l’avis est rapporté par un texte. Celui qui a été interrogé sur quelque chose dont il n’a pas la connaissance, qu’il n’oublie pas la parole « je ne sais pas ». Il est parvenu de Malik, que Allah l’agrée qu’on lui avait posé quarante-huit questions. Il avait répondu à six et avait dit pour le reste « je ne sais pas ».
Il a été rapporté que notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, avait été interrogé sur quelque chose et qu’il avait répondu alors : " (wa bardaha ^ala l-kabidi ‘an ‘ous’ala ^an chay’in la ^ilma li bihi fa’aqoula la ‘adri) ce qui signifie : « Quel soulagement de répondre « je ne sais pas » lorsqu’on m’interroge sur quelque chose dont je n’ai pas connaissance ». Si tel est l’état de celui qui a le plus de science parmi les compagnons, ^Aliyy que Allah l’agrée, que dire alors de quelqu’un d’autre que lui ?!
En effet, ceux qui entraînent les gens à faire ce qui peut les mener en enfer comptent parmi les plus graves épreuves qui soient arrivées à cette communauté. Leurs voix s’élèvent pour appeler au faux et à l’égarement, que Allah nous en préserve.

Ecoutez bien avec moi le hadith du Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam :
(naddara l-Lahou mra’an sami^a maqalati fawa^aha fa’addaha kama sami^aha ; faroubba mouballighin la fiqha ^indah)
qui signifie : « Que Allah accorde un visage rayonnant le jour dernier à celui qui a entendu ma parole et l’a transmise telle qu’il l’a entendue. Combien sont ceux qui la transmettent mais qui n’ont pas l’aptitude à en extraire les jugements ».
Le Messager a fait une invocation dans son hadith à celui qui a appris son hadith et l’a transmis
exactement tel qu’il l’a entendu, sans déformation, pour qu’il ait un visage rayonnant c’est-à-dire un beau visage au jour du jugement, et qu’il soit sauf du tourment qui arrivera suite aux dangers du jour du jugement. En effet, le jour du jugement est le jour des dangers et des grandes difficultés. Il nous a fait comprendre par son hadith en disant : (faroubba mouballighin la fiqha
^indah) que certains de ceux qui entendent directement de lui sa parole n’en ont pas la compréhension, c’est-à-dire la capacité d’extraire les jugements à partir de son hadith. Leur part est seulement de rapporter ce qu’ils ont entendu, bien qu’ils comprennent la langue arabe éloquente. Qu’arrive-t-il donc à certains qui ont l’audace d’émettre des fatwa sans science ! Ils disent : (Eux sont des hommes et nous aussi, nous sommes des hommes) ! Ils visent par « eux » les moujtahid comme les quatre imams Ach-Chafi^iyy, Malik, Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal. La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah ; il n’est de préservation et de force que par Allah.
Il n’y a pas de doute, mes frères de foi, que la grande réussite est la récompense de qui suit le
Messager de Allah salla Allahou ^alayhi wa sallam d’une manière complète et ne suit point les mauvais penchants de l’âme, les penchants qui mènent à l’interdit. Notre Chaykh Al-^Abdariyy a dit vrai lorsqu’il a dit : " (mani t-taba^a l-hawa hawa) ce qui signifie : « Celui qui suit les mauvais penchants de l’âme va chuter ».
Nous demandons à Allah d’être parmi ceux qui écoutent les paroles et qui mettent en pratique le meilleur de ce qu’ils entendent, certes Allah est sur toute chose tout puissant.
Ô Allah, nous Te demandons le pardon et la sauvegarde dans le bas monde et dans l’au-delà.
Nous demandons enfin à Allah, qu’Il nous accorde la réussite pour accomplir ce qu’Il agrée.
Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu'à vous.